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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 13:34

Une peinture qui est mythe, où des êtres qui semblent venus d'ailleurs dressent joyeusement des visions apocalyptiques de monde. Pour Matta la peinture est tremblement, architecture de temps, un édifice constitué de lignes, de formes et de couleurs en mouvements. 

Je suis constamment bousculé par un autre moi-même. Tous les moi étant transparents et superposés les uns sur les autres, le moi de la peur, le moi du rire.

Né en 1911 à Santiago du Chili, Matta ne s'est pas identifié davantage à son pays de naissance. Il l'a quitté en 1933 pour s'embarquer vers la France, sur un bateau de la marine marchande. Ayant suivi des études d'architecture à l'université catholique de Santiago, il trouva à Paris du travail chez Le Corbusier, où il devait faire des dessins pour la Ville radieuse. En 1934, il rencontra à Madrid Rafaele Alberti et Federico García Lorca.

EXPLOSION

Peintre ? -Poète ?- Philosophe peintre - Savant utopiste - Tout à la fois? - Rien de tout cela Matta ?refuse de s'identifier  à une peintre, refuse même d'assurer le seul jeu d'un Matta. Il s'agit d'un homme qui a remis en question de nombreuses définitions ( et d'abord celle de la peinture) : il a su démontrer par tout son travail, dessiné, peint, construit, sculpté, écrit, que les tableaux ne sont pas davantage " sur toile ou sur mur qu'un livre n'est  sur papier .

ICI

Ce n'est pas le regardeur qui, comme le disait Marcel Duchamp, « fait la peinture », mais celui que Matta appelle le « Jegardeur », qui « garde toutes les illuminations de son propre verbe voir ». Duchamp, en 1946, dans le Catalogue de la Société anonyme, écrivait déjà : « Matta suivit les physiciens modernes dans la quête de son espace neuf qui, bien que décrit sur toile, ne devait pas se confondre avec une nouvelle illusion tri-dimensionnelle » et concluait :tri-dimensionnelle » et concluait :

« Bien qu'encore jeune, Matta est le peintre le plus profond de sa génération ».

 

 

Atout

 

 Il travaille un premier temps dans l'atelier de Le Corbusier puis voyage en Espagne, où il se lie avec les poètes Rafael Alberti et Federico Garcia Lorca. Il voyage également en Scandinavie où il rencontre Alvar Aalto et à Londres où il fait la connaissance de Henry Moore, Roland Penrose et René Magritte. À la demande de Salvador Dali, il va voir André Breton qui l'adopte aussitôt. " Ils me dirent : « Tu es surréaliste ! » Je ne savais même pas ce que cela voulait dire .....

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Published by La dilettantelle
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