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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 10:55

La place tenue par Gian Lorenzo Bernini dans l'histoire de l'art européen est un phénomène à peu près unique. Par la gloire qu'il eut de son vivant, la fascination qu'il exerça sur les artistes contemporains et le nombre de formes nouvelles dont il contribua à doter l'architecture et la sculpture de l’occident.

 

Gian Lorenzo Bernini est né en 1598 à Naples où son père Pietro, sculpteur florentin de second ordre, était venu travailler, mais il se forme entièrement à Rome où sa famille s'installe en 1605 ou 1606.

Il reçoit ses premières leçons de sculpture de son père et se révèle enfant prodige.  Il raconta plus tard que, lorsqu'il avait huit ans, le cardinal Barberini avait dit à son père : « Prenez garde, cet enfant vous surpassera et sera plus habile que son maître », à quoi Pietro répliqua : « Je ne m'en soucie pas. À ce jeu-là, qui perd gagne. » L'amour paternel qui transparaît dans cette réplique est certainement l'une des clés de la personnalité de Bernin, qui n'a rien d'un artiste saturnien comme Michel-Ange.

Enée et Anchise

Enéide livre I

« Je chante les combats du héros prédestiné qui  fuyant les rivages de Troie aborda le premier en Italie, près de Lavinium ; longtemps il fut malmené sur terre et sur mer par les dieux puissants, à cause de la cruelle Junon, à la rancoeur tenace »

Apollon et Daphné
 

Les beaux cheveux de Daphné, ses yeux de feu, ses nobles bras, embrasèrent de désir le coeur ému d'Apollon. Mais Daphné tourna le dos et se mit à fuir, rapide comme le vent - Nymphe, je t'en conjure, arrête ! C'est l'amour qui m'attache à ta fuite. Je suis le Dieu de la lumière. Mon père est Zeus. Il parlait ainsi. Mais emportée par l'effroi, Daphné précipitait sa fuite.

 

Le souffle des vents soulevait les plis vaporeux de sa robe, allongeait sur sa nuque ses cheveux odorants, et sa grâce de vierge s'embellissait de la légèreté de sa course aérienne.D'un pas plus raide, Apollon alors s'engagea su les traces de la Nymphe aux pieds lestes.

Trahie par ses forces, épuisée par la fatigue elle s'écria en s'effondrant sur le sol :O Terre-mère, ouvre toi ; préserve-moi  ; sauve-moi.

A peine achevait-elle cette pressante prière, que ses membres engourdis se figèrent ; une écorce grise recouvrit sa poitrine; ses cheveux se changèrent en feuillage ; ses bras en rameaux s'allongèrent ; ses pieds prirent racines et sa tête devint la cime d'un grand arbre. 

La légende dorée des dieux et des héros

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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