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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:07

 

Alep la parfumée

 


C’est la ville des souks, des parfums d’herbes, d’épices, de savons mais aussi des couleurs et de la musique.

Au-dessus des souks et des mosquées, la Citadelle. Elle domine la ville. 


Sa construction débute au début du XIIIe siècle par l’un des enfants de Saladin.
Elle est précédée d’un immense bastion sous lequel passe la rampe d’accès

 

Extrait d’une poésie arabe

«L’air traîne sur elle l’échancrure d’un nuage et la pare d’un collier d’étoiles filantes.

Lorsque les éclairs luisent, la citadelle apparaît comme la constellation de la Vierge à travers les nuages.»

 

Des remparts, la vue est magnifique et donne une idée de l’étendue de la ville. 

Comme beaucoup de touristes, je suis allée au bar de l'hôtel Baron, hôtel un peu vieillot mais c'est ici que logèrent Lawrence d'Arabie, Agatha Christie, Lindberg.


Citadelle-d-Alep.jpg


savonsBlocs.jpg

Alep, c'est aussi le souvenir de l'odeur des savons

 

 

 Hama, l'Oronte et les norias

 

 

 

Maurice Barrès - Un jardin sur l’Oronte.

 

 

«À la fin d’une brûlante journée de juin 1914, j’étais assis au bord de l’Oronte dans un petit café de l’antique Hama, en Syrie. Les roues ruisselantes qui tournent, jour et nuit, au fil du fleuve pour en élever l’eau bienfaisante, remplissaient le ciel de leur gémissement, et un jeune savant me lisait dans un manuscrit arabe une histoire d’amour et de religion... Ce sont de ces heures divines qui demeurent au fond de notre mémoire comme un trésor pour nous enchanter...»


Ce fleuve est appelé «le fleuve rebelle» parce qu’il coule du nord au sud contrairement aux autres fleuves de la région. C’est un fleuve mythique qui prend sa source au Liban, traverse la Syrie et se jette dans la Méditerranée. 


Les norias immenses (certaines atteignent 21 mètres de diamètre) sont fascinantes.

 Elles datent du XIIe siècle. Des godets verticaux recueillent l’eau de l’Oronte et lorsqu’ils sont arrivés au sommet de la roue, ils se déversent dans des godets latéraux d’où l’eau coule dans l’aqueduc. Le mouvement est très lent.

 


Les enfants s’accrochent aux pales, montent avec la roue et se jettent dans le fleuve.

Le bruit du frottement de l’essieu en bois sur la pierre où il est encastré est obsédant mais non désagréable.

 


 

 

 

Norias3
Noria3.jpg

 

 

 

Sergilla, une des villes mortes



Entre la
 fin IIe siècle avant JC et du VIe siècle après JC, la Syrie connait une expansion démographique et économique de grande ampleur. Les paysans conquièrent alors des terres inoccupées (massif calcaire) et désertiques. 

Il y aurait environ sept cents villes (dites mortes), mais Sergilla est la mieux conservée.

Les ruines se composent de constructions très délabrées, de splendides bâtisses auxquelles ne manquent, pour certaines d’entre elles, que les parties en bois, les planchers et les toitures, de magnifiques thermes, des nécropoles avec en particulier un très beau tombeau pyramidal.

Avec la conquête musulmane, au VIIe siècle, ces villages, ne pouvant plus faire du commerce avec l'Occident chrétien, se vident de leur population.
Quelques familles vivent encore à Sergilla
Ce site où le gris et l'ocre dominent, où les rues et les places sont encore visibles, se mérite.

Il faut marcher sur des terrains escarpés, écrasés de chaleur.

Mais la récompense est là, le lieu est magnifique, plein de charme.
 
  
sergilla4.jpg sergilla3_2-copie-1.jpg

sergilla tombeau pyramidal

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