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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:00

 

Serge Poliakoff est né à Moscou en 1900 dans une famille de la grande bourgeoisie russe. Son père élève des chevaux pour Nicolas Il.
Avec sa mère 
Il fréquentel les églises orthodoxes. 

 

1917 - sa famille menacée par la révolution d'Octobre quitte la Russie

 

1929 - il décide de se consacrer à la peinture et apprend la guitare


 «Physiquement je suis russe, spirituellement je suis peintre français»

 

Dans les années 1920, il rencontre Robert, Sonia Delaunay et Kandinsky. Cette rencontre lui permet de trouver sa voie.

 

1931 - il expose à la Galerie Drouant à Paris

 

1945 - ses oeuvres sont totalement abstraites. Elles sont le fruit de sa recherche entreprise pendant la guerre.

 

«Beaucoup de gens disent que dans la peinture abstraite, il n'y a rien. Quant à moi, je sais que si ma vie était trois fois plus longue, elle n'aurait pas suffi à dire tout ce que je sais.»



composition-absraite-1940.jpg Composition-abstraite-aux-traits-1946.jpg
Espace orangé - 1948 Composition abstraite aux traits - 1946

 

 

1949 - 1950 Il explore un espace pictural fondé sur l’agencement de blocs de couleurs

 

Fon-bleu-marine-1949.jpg Composition-1950.jpg
Fond bleu marine - 1949 Composition-1950

 

 

A partir de 1950, les différents plans se juxtaposent en s’organisant en mosaïques de tons de même nature ou en larges bandes.

De ces champs colorés se détachent deux ou trois formes plus claires qui dynamisent la composition.


 

Composition-absraite-1953.jpg
Composition absraite - 1953

 

«Le tableau doit être monumentale, c'est à dire plus grand que ses dimensions»


Composition-fond-bleu-1954.jpg
Composition fond bleu - 1954
7._serge_poliakoff_composition_murale.jpg

Composition murale - 1965 - 67 (appelée aussi Iconostase)

L’iconostase, ainsi nommée par les critiques est composée de petits tableaux assemblés plus ou moins régulièrement.  Elle évoque les cloisons des églises russes que Poliakoff fréquentait avec sa mère lorsqu’il était enfant. Il ressuscite une forme de présentation ancienne. 

 

«La surface byzantine s’applique à faire côtoyer des couleurs d’origine commune - tels un rouge et un orange, un bleu et un vert. Et ce rouge place placé contre l’orange et ce bleu contre le vert.»

C'est un polyptyque composé de 13 panneaux (4,4 et 5).

 

 

Forme-1968.jpg
Forme - 1968

 

«Quoique peintre non figuratif, je suppose que mes tableaux me ressemblent»

 

 

Extrait de «La technique de Poliakoff - Franz Meyer - mai-juin 1959

 

«L’organisation de chaque tableau repose sur une première division linéaire de la surface. Sur un fond de couleur sombre, rouge ou noir l’artiste dessine à la craie - au fusain sur un fond blanc - un réseau de formes. Ce qui guide alors sa main c’est une représentation plastique, la continuation des thèmes d’oeuvres précédentes, peut-être les dernières qu’il a peintes ou, au contraire, quelque chose d’entièrement nouveau, qui naît spontanément...

 

Dans le travail avec la couleur il ne s’agit naturellement pas d’une simple coloration des surfaces.

Sur chaque morceau de la toile se superposent des couches de couleur différente et la couleur visible est déterminée par tout ce qu’elle recouvre. 

C’est la superposition des couches de pigments qui produit cette luminosité intense, pleine, saturée que nous rencontrons toujours dans ces tableau. «Il faut que la lumière soit dedans», dit Poliakoff...

 


poliakoff.jpg poliakoff.jpg
   
   

 

 

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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