Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 13:27

 

 

l-oiseau-et-son-nid-1956.jpg
«Tels sont les oiseaux de Georges Braque, qu’ils soient de steppe ou bien de mer, d’espèce côtière ou pélagienne...Ils tiennent aux strates invisibles du ciel, comme aux lignes visibles d’une portée musicale, la longue modulation d’un vol plus souple que n’est l’heure.
L'oiseau et son nid - 1956  

 
CRI_151001.jpg Au point d’hypnose d’un oeil habité par le peintre, comme l’oeil même du cyclone en course - toutes choses rapportées à leurs causes lointaines et tous feux se croisant - c’est l’unité enfin renouée et le divers réconcilié. Après telle et si longue consommation du vol, c’est la grande ronde d’oiseaux peints sur la roue du zodiaque, et le rassemblement d’une famille entière d’ailes dans le vent jaune, comme un seule et vaste hélice en quête de ses pales.
Etude V - 1949  
   
Etudes-pour-le-plafond-du-Louvre-1952-copie-2.jpg
Ce sont les oiseaux de Georges Braque : plus près du genre que de l’espèce, plus près de l’ordre que du genre ; prompts à rallier d’un même trait la souche mère et l’avatar, jamais hybrides et pourtant millénaires. Ils porteraient, en bonne nomenclature, cette répétition du nom dont les naturalistes se plaisent à honorer le type élu comme archétype : Braccus Avis Avis... (L’oiseau de Braque)
 Etude pour ie plafond du Louvre - 1952  
   
L-oiseau-1962.jpg

Oiseaux de Braque, et de nul autre...Inallusifs et purs de toute mémoire, ils suivent leur destin propre, plus ombrageux que nulle montée de cygnes noirs à l’horizon des mers astrales. L’innocence est leur âge. Ils courent leur chance près de l’homme.


L'oiseau -1962  
   
CRI_978.jpg Sur l’orbe du plus grand Songe qui nous a tous vus naître, ils passent, nous laissant à nos histoires de villes...Leur vol est connaissance, l’espace est leur aliénation.»
Lithographie en six couleurs -1959  

 

Saint-John Perse - Oiseaux - ed. Gallimard - 1963 - extrait.

 

 

«Quand je commence, il me semble que mon tableau est de l’autre côté, seulement couvert de poussière blanche, la toile. Il me suffit d'épousseter. J’ai une petite brosse à dégager le bleu, une autre le vert ou le jaune : mes pinceaux. Lorsque tout est nettoyé, le tableau est fini» Georges Braque 



Partager cet article

Repost 0
Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
commenter cet article

commentaires