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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 17:10

 

Ludwig Geyer crée l’Usine blanche dans les années 1835 - 1839, rue Piotrkowska, n° 282. 

Il est arrivé de Saxe à Łódź avec des outils de production, des fils, des colorants faits à la main. Il a importé des fils de coton.

Il a été le premier à utiliser une machine cylindrique pour l’impression polychrome du coton 
et le premier à utiliser des machines à vapeur.

Je ne parlerai pas des difficultés qu'il a eu pour créer son entreprise...

Cette usine est un bel exemple de l’architecture industrielle. Elle est actuellement en rénovation.

 

Usine-blanche2.jpg Musee3-copie-1.jpg 

 

Le bâtiment principal est devenu Le musée central du textile.

Le-plus-ancien-metier-a-tisser.jpg Machine2.jpg
              Le plus ancien métier à tisser  
   
Machine1detail.jpg Machine2detail.jpg
   

«L’on entendit bientôt l’incessant clac-clac des métiers à tisser dans le vieux quartier de Łódź...Des femmes et des fillettes enroulaient du fil sur des bobines de bois rouges...De tous côtés on entendait le grondement et le cliquetis des machines...» I.J. Singer, écrivain polonais - Les frères Ashkenazi - 1937


Pantographe.jpg

Pantographe - 1898 qui permettait de reproduire des motifs à l'aide de sa tige articulée

Pantographe-1898.jpg

 
 

«Le premier sifflement aigu d’une usine déchira le silence du petit matin et, tout de suite après, dans un tumulte grandissant, d’autres commencèrent à retentir de toutes parts à travers la ville, braillant d’une voix éraillée et insupportable tel un choeur de coqs monstrueux qui chantaient le signal de la reprise du travail de leurs gosiers métalliques. D’immenses usines, dont les longues carcasses noires et les cheminées au cou élancé se découpaient dans la nuit, la brume et la pluie, se réveillaient peu à peu et, crachant des flammes de leurs fournaises et exhalant des tourbillons de fumée, recommençaient à vivre et à s’animer dans la pénombre qui recouvrait encore le paysage....

La ville ressemblait à un tourbillon, où virevoltaient les gens, les usines, les matériaux et les passions, les millions et la misère, la débauche et la faim, et tout ceci tournoyait dans un bouillonnement dément, avec, en fond sonore, le rugissement des machines, des convoitises, de la famine et de la haine, avec aussi les échos d’un combat où chacun est seul contre tous et contre tout.»
Extrait de La terre de la grande promesse - W.S. Reymont - 1897 - Ecrivain polonais, prix Nobel de littérature


Quelques photos d'une exposition temporaire

Broderie1.jpg Broderie4.jpg
   
Broderie-3.jpg Broderie2.jpg
                





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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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