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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:52

 

Diego Rodríguez de Silva y Velázquez- vers 1656 

La famille de Philippe IV, ou Les Ménines

 

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Vélasquez se représente entrain de peindre. 

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L’Infante Margarita agée de trois ans tient un bouquet. Elle est vêtue de blanc. Elle pose au centre entourée de ses dames de compagnie, les Ménines, María Agustina de Sarmiento et Isabel de Velasco, deux bouffons de la cour, María Bárbola et Nicolasito Pertusato, et un gros chien. Derrière elle, apparaît en train de converser, la duègne Marcela de Ulloa, qui dirigeait les dames et, dans l’embrasure de la porte, le majordome José Nieto.

Dans le miroir du fond, on aperçoit le reflet du Roi et de la Reine, Philippe IV et Mariana d’Autriche (1634-1696), ce qui crée un jeu spatial d’une extraordinaire complexité. 

Mais est-bien cela qu'il peint ?

 


 

Goya - Le 3 mai 1808 à Madrid : Les fusillades sur la montagne du Príncipe Pío - 1814

 

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Semon la tradition, Goya assista à cette scène

Elle représente les fusillades de patriotes de Madrid par l’armée de Napoléon, en représailles du soulèvement du 2 mai 1808 contre l’occupation française.

Tout exprime la brutalité aveugle de la violence : de l'anonymat collectif aux fusils braqués, jusqu'aux visages terrorisés des victimes qui attentent d'être exécutées.

Les soldats français, de dos à droite de la composition, mettent en joue les Madrilènes qui doivent mourir. La tension de la scène est soulignée par l’utilisation de la lumière, qui éclaire violemment les héros et permet de distinguer leur caractère et leur attitude dans une étude psychologique détaillée des personnages.

Tout exprime la brutalité aveugle de la violence

 

 


 

Dürer, Albrecht - Autoportrait -1498

 

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Dürer s’est peint lui-même près d’une fenêtre ouverte sur un fond de paysage montagneux. 

Il est vêtu d’un pourpoint blanc rehaussé de bandes noires et d’une chemise ornée de dentelle dorée, il porte les cheveux longs et un bonnet à rayures blanches et noires à gland ainsi que des gants de chevreau gris. Le choix de vêtements élégants et aristocratiques et le regard sévère porté sur le spectateur, avec une sérénité hautaine, indiquent la volonté du peintre de faire ostentation de sa position sociale.

On remarque la richesse des détails, la minutie du traitement des qualités et le brillant coloris, dans les tons dorés, le tout reposant sur un dessin d'une précision impeccable.

La satisfaction pour sa propre capacité artistique apparaît clairement dans l’inscription en allemand sur le rebord de la fenêtre : «1498, je l’ai peint d’après moi. J’avais vingt-six ans Albrecht Dürer
.»

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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