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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 08:00

 

Deux oeuvres de jeunesse

Ses premières oeuvres sont La Vierge à l’Escalier et la Bataille des Centaures.

En 1488, à l’âge de treize ans, il est mis en apprentissage dans l’atelier de Ghirlandaio. Puis il est accueilli par Laurent de Médicis dans son palais et dans ses jardins.
Il y découvre une vaste collection d’oeuvres classiques. Il en fut sans aucun doute fortement marqué. 

 


 

La bataille des Centaures -1492 

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Sujet emprunté à la mythologie grecque.
Dans cette lutte capitale, un seul élément : le corps humain dans sa nudité. De partout surgissent des formes rondes et pleines, qui se superposent les unes sur les autres.  
La  pierre est taillée de façon brutale et non finito.  
Pierres et massues ont des formes sphériques. Les corps ne semblent obéir à aucun ordre géométrique. Il utilise la plasticité du corps humain pour exprimer un affrontement dramatique. C’est une oeuvre de paroxysme et de passion. La bataille se résout en un noeud serré de corps agglutinés, aux mouvements convulsifs.
Ni vainqueurs, ni vaincus.



 

La Madone à l'escalier - 1491

La Vierge a l’escalier est un relief aplati qui laisse voir un très grande maîtrise des techniques du marbre alors qu’il est un adolescent de dix-sept ans

Vasari : «On la croirait sortie de la main de son maitre Donatello, si ce n’est si ce n’est qu’on y voit plus de grâce et plus de dessin». 

La Vierge est assise, impassible et imposante sur un bloc de pierre polie. Elle ne semble pas s’apercevoir de l’Enfant  qu’elle allaite et qui se blottit contre sa poitrine. Son regard  fuyant ignore les jeux des enfants sur l’escalier. Elle scrute l’infini. Son attitude détachée et mélancolique semble une allusion prophétique à la mort de sont Fils. De même que le drap que portent les deux enfants dans le fond.
Il propose une version inédite d'un thème rare.

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Deux oeuvres plus tardives

Une douzaine d'années plus tard : Madone Pitti vers 1504-1505 et la Madone Taddei vers 1505-1506

Toujours préoccupé par le thème de la Vierge et l’Enfant, il le traite avec plus de liberté.

Dans la Madone Pitti, il a pris pour départ de sa composition le centre même du cercle : tous les contours s’en éloignent en courbes élégantes.

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Dans la Madone Taddei, il a eu l’audace de déporter la Vierge sur la droite, et de donner à l’Enfant un mouvement qui l’excentre lui aussi, effrayé par le chardonneret qui palpite entre les doigts de JeanBaptiste - symbole de la passion à la Renaissance.

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Il ne les termina ni l’une ni l’autre  

 

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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