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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 17:45

 

Les autres villes d’Italie ont des admirateurs, seule Venise a des amoureux... et j’en suis très amoureuse.


 

Je n’ai pas envie de présenter la Venise que tout le monde connaît, mais les lieux, les personnages qui m’ont particulièrement intéressés cette année.

 

 

Un personnage Cecilia - un musicien Antonio Vivaldi

 

 

Cecilia est l’un des personnages du livre de Tiziano Scarpa : Stabat Mater - Christian Bourgois Editeur

 

Elle  vit à l’Ospedale della Pietà, hospice religieux destiné à accueillir les petites filles abandonnées. 

Elle ne sait rien de la vie hors les mûrs de l’Ospedale.

Elle vit cloitrée, mais elle reçoit une éducation musicale très poussée, elle joue du violon. La musique est une source de joie pour elle.

 

Elle écrit pour elle des lettres à l’intention de sa mère :


«Madame Mère, vous souvenez-vous de moi ? Savez-vous comment je m’appelle ? Je me présente, je suis Cecilia. Ce prénom vous plaît-il ? Et vous, comment m'auriez-vous appelée ? Aviez-pensé à un prénom quand vous m'abritiez dans votre ventre ?

 

«Madame Mère, vous avez déposé au tour de l’Ospidale mon petit corps enveloppé dans une brassière verte. Le signe que vous avez laissé est la moitié d’une rose des vents. Je ne crois pas que vous viendrez jamais à l’Ospidale, porteuse de la moitié manquante..».

 

Puis, un nouveau professeur de musique arrive. Antonio Vivaldi devient le maître de violon de l’Ospidale et trouve en Cecilia une excellente violoniste.

 

 

 

Elle joue avec les autres jeunes filles musiciennes dans l’Eglise de la Pietà, les nouveaux concertos de Vivaldi.

 

«L’église est pleine de têtes, je n’aperçois d’en haut que des visages qui lorgnent vers nos balustrades, et le luxe des coiffures. Je capte le bruissement des étoffes précieuses, le murmure de l’attente.... Des dizaines d’oreilles dans le bancs de l’église nous accompagnaient dans leur silence...


 

 

Les jeunes musiciennes jouaient ou chantaient derrière de hautes tribunes grillées, très en hauteur, car il était inconvenant pour les femmes de se produire en public.

Mais, une réalité plus cruelle.


Jean Jacques Rousseau, admis un jour derrière les grilles, se désolera de voir autant de laiderons. On lui présente les jeunes musiciennes :

"Venez, Sophie,...elle était horrible. Venez, Cattina,...elle était borgne. Venez, Bettina,...la petite vérole l'avait défigurée,...La laideur n'exclut pas les grâces ; je leur en trouvai. Je me disais, on ne chante pas ainsi sans âme : elles en ont."



Tribunes-Pieta.jpg

 

Tribune-Pieta2-copie-1.jpg


 


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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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