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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 19:00

 

La Tour Eiffel c'est trois cents mètres de hauteur qui symbolisent Paris dans le monde entier. C'est elle qui a été choisie pour couronner l'Exposition universelle de 1889. Elle s'est refaite une beauté en 2010.


Quelques photos prises très récemment.

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            La Tour rouge - 1911             Equipe de Cardiff  - 1913
Ci-dessous : Champs de Mars, la Tour Rouge1911  

 Tour11.jpg

Blaise Cendrars

 

A Madame Sonia Delaunay

 

«Dans les années 1910, 1911, nous étions peut-être seuls à

Paris, Robert Delaunay et moi, à parler de machines et d’art et à avoir vaguement conscience de la grande transformation du monde moderne.

Aucune formule d’art, connue jusqu’à ce jour, ne pouvait avoir la prétention de résoudre plastiquement le cas de la Tour Eiffel.

La Tour se dressait au-dessus de Paris, fine comme une épingle à chapeau. Quand nous nous éloignions d’elle, elle dominait Paris, roide et perpendiculaire ; quand nous nous en approchions, elle s’inclinait et se penchait au-dessus de nous. Vue de la première plateforme, elle se tirebouchonnait et vue du sommet, elle s’affaissait sur elle-même, les jambes écartées, le cou rentré. 

Delaunay voulait également rendre Paris tout autour d’elle, la situer. Nous avons essayé tous les points de vues, nous l’avons regardée sous tous les angles, sous toutes ses faces, et son profil le plus aigu est celui que l’on découvre du haut de la passerelle de Passy. Et ses milliers de tonnes de fer, ces trente-cinq millions de boulons, ces trois cents mètres de hauteur de poutres et de poutrelles enchevêtrées, ces quatre arcs de cent mètres d’envergure, toute cette masse vertigineuse, faisait la coquette avec nous.... Autant de points de vues pour traiter le cas de la Tour Eiffel. Delaunay voulait l’interpréter plastiquement.

Enfin il y réussit...Il désarticula la Tour pour la faire entrer dans son cadre, il la tronqua et l’inclina pour lui donner ses trois cents mètres de vertige, il adopta dix points de vues, quinze perspectives, telle partie est vue d’en bas, telle autre d’en haut, les maisons qui l’entourent sont prises de droite, de gauche, à vol d’oiseau, terre à terre...
»

 

(Extrait d’une conférence faite le 12 juin 1924 à Sao-Paulo, Brésil)

 

«Il peint ces toiles de cinq-six mètres,

La Ville, les Trois Grâces sur Paris, où il tâche de mettre d’accord l’académisme et toutes les nouveautés de peintre qu’il vient de découvrir : la seine, avec le sommet de Notre-Dame, la banlieue parisienne et Alfortville. Il trouve enfin un sujet nouveau qui lui permet d’appliquer toutes ses découvertes et tous les procédés : La Grande Ville...»

 

Blaise Cendrars - Peintres

 

 

La-ville-de-Paris--les-tros-Graces--1911.jpg

 

Avec ses images de Paris, il vise à représenter plusieurs dualités de la perception visuelle en même temps : vues sont frontales, aériennes mais aussi immobilité et mouvement, abstraction et représentation. 

Il symbolise la grâce de Paris, les trois grâces mythologiques adaptées des images classiques mais rendues dans un style très moderne.   

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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