Vendredi 5 octobre 2012 5 05 /10 /Oct /2012 18:00

 

La famille Della Robbia compte au moins trois générations d’artistes qui consacrèrent leur activité à la sculpture de terre cuite émaillée (le terracotta invetriata).

 

La terracotta, à base d’argile était très utilisée dans l'antiquité.
Puis elle devient très célèbre en toscane au XIVe  s.

 

Luca Della Robbia (1399-1482) est connu pour son invention du glacis coloré.

Sa première oeuvre est la Cantoria (vers 1431)

Deux scènes-

Joueurs-de-trompettes-Luca-della-Robbia.jpg Luca-della-Robbia---flutes-et-tambourin.jpg
Joueurs de trompettes Flutes et tambourins

 

 



Andrea
Della Robbia (neveu de Luca) (1435-1525) réalise pour l’Ospidale degli innocenti une série de petits putti entre les arches.

 

Putti-bleu-Andrea.jpg
Putti bleus emmallotés, démaillotés  - Andrea Della Robbia
 
Madone-des-tailleurs-de-pierre-Andrea-ou-Luca.jpg
Très belle Madone des tailleurs de pierre - Andrea ou Luca

 

 



Giovanni
Della Robbia et Santi Buglioni ont orné la façade de l'hôpital du Ceppo à Pistoia.
Les scènes représentent «les oeuvres de miséricorde»


Une frise unique aux couleurs très vives, des jaunes inoubliables (cape de pèlerins, seaux d’eau, brocs), des bleus, des verts, des blancs. 

Une longue procession d’acteurs.
Des personnages vieux, malades, souffrant.


Un récit de la vie quotidienne : 
visiter les prisonniers - rassasier les affamés, assister les infirmes, ensevelir les morts, et aussi la foi, la charité, l’espérance, la justice.


Oeuvres de miséricordes pour glorifier l’institution et son directeur Leonardo Buonafe (second personnage de la photo ci-dessous)

 

 

DellaGiovani2.jpg DellaGiovani4.jpg
   
DellaGiovanni3.jpg Giovani.jpg
   
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Della5Giovanni.jpg
            Chaque visage, chaque geste, chaque regard, m'impressionne

 

 

Cette frise marque la fin de la tradition instituée par les Della Robbia. 

 

«Ces Robbia ont conservé durant un siècle toute la grâce de leur sensibilité, sans souci du goût et de l’opinion....c’est parce qu’ils en approfondirent l’étude que leurs figures atteignirent à une si tendre intimité et qu’ils parvinrent à tirer de l’argile les effets les plus délicats.

Là surtout où - comme c’est le cas chez Andrea, Luca et parfois chez Giovanni - les couleurs sont encore sobrement limitées, où le plus adorable bleu semble auréoler le blanc éblouissant de ces têtes d’anges, et où tout au bord, par exemple dans les guirlandes, une légère animation, pareille à un hymne pieux de jours plus coloriés, résonne dans cette pure harmonie, on subira un charme qui survit à tous les temps...

 

Et chez les enfants en maillot, naïf et confiants, sur la façade de l’Ospedale degli Innocenti, et dans les charmantes Annonciations qui se rencontrent si nombreuses à Florence et aux environs. On pourrait presque croire que ces della Robbia ont fait à chaque Florentine une madone à sa ressemblance»

 

Extraits de Journal Florentin - Rilke - ed. L’école des lettres 

Par La dilettantelle - Publié dans : J'ai vu, lu, entendu
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