Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 15:30

 

Je ne pensais pas écrire un nouvel article sur lui. (cf  Article «Łódź - Pourquoi Łódź ?»)

Mais hier, le CCC de Tours lui rendait hommage à travers un film documentaire...et je l’ai revu et réentendu.

 

En 1965, il décide d’intituler son projet pictural Opalka 1965/1 - 

 

«Ma proposition fondamentale de travail, programme de toute ma vie, se traduit dans un processus de travail enregistrant une progression qui est à la fois un document sur le temps et sa définition...J’inscris la progression numérique élémentaire de 1 à l’infini sur des toiles de même dimension»

 

A chaque nouvelle toile, il ajoute 1% de blanc. L'inéluctabilité : peindre blanc sur fond blanc, ce qui lui arrive en 2008. 

 

«Je peins en blanc sur fond blanc, c’est ce que j’appelle le blanc mérité.» C’est le blanc de l’effacement.

 

Hier, face à sa toile, je l’entendais énoncer en polonais, d’une voix un peu étouffée cztery (quatre) - silence - il peint 6 zéros - silence - milion, puis cztery - silence ....

 

 

 

Absolument émouvant.4_millions-copie-1.jpg

 

 

A la fin de sa séance de travail, il photographie son visage vieillissant.

 

«Cette idée de tableaux-comptés, image de la durée d'une existence, ne pouvait être fondée que si elle était prise pour le reste de ma vie.»

L’infini s’est arrêté à 5607249.


Partager cet article

Repost 0
Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
commenter cet article

commentaires