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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 17:07

 

«Fauvisme» vient d’une boutade de Louis Vauxcelles prononcée à l’occasion du Salon d’automne de 1905. 


Ce critique d’art se serait exclamé à propos de deux sculptures classiques qui côtoyaient les oeuvres du groupe «Donatello chez les fauves !».


«Fauve» convenait bien à l’art «violent» d’un groupe de peintres : Henri Matisse, André Derain, Albert Marquet, Maurice de Vlaminck, Kees Van Dongen, Raoul Dufy, Georges Braque, Henri Matisse...

 

Les artistes abandonnent les techniques artistiques traditionnelles, ainsi que la rigueur de la composition, du volume et du clair-obscur. 
Ils procèdent par petites touches juxtaposées ce qui donne à leurs contemporains le sentiment que l'oeuvre n'est pas terminée.

 

Ils s'intéressent  à une représentation «émotive» : des couleurs pures, violentes, vives, appliquées directement sur la toile. Les couleurs se chevauchent. 

Elles expriment la vitalité et la joie.

 

Ils furent les premiers à observer que les ombres ne sont pas noires, mais colorées de rouge, de bleu, de violet.

Ils procédaient par petites touches, ce qui donna à leurs contemporains le sentiment que leurs oeuvres n’étaient pas finies.

 

 


 

Tous les demi-savants, après avoir consciencieusement admiré un tableau de Corot, et lui avoir loyalement payé leur tribut d’éloges, trouvent que cela pèche par l’exécution, et s’accordent en ceci, que définitivement M. Corot ne sait pas peindre. — Braves gens ! qui ignorent d’abord qu’une œuvre de génie — ou si l’on veut — une œuvre d’âme — où tout est bien vu, bien observé, bien compris, bien imaginé — est toujours très-bien exécutée, quand elle l’est suffisamment — Ensuite — qu’il y a une grande différence entre un morceau fait et un morceau fini — qu’en général ce qui est fait n’est pas fini, et qu’une chose très-finie peut n’être pas faite du tout — que la valeur d’une touche spirituelle, importante et bien placée est énorme…, etc…, d’où il suit que M. Corot peint comme les grands maîtres.»

Baudelaire - Salon de 1845 -

 

L’expérience «fauve» s’achève en 1908

 

 


 

 

André Derain (1880 - 1954)

Il a comparé la couleur à de la dynamite qu’on devrait projeter sur la toile à pleins tubes -

(ce qui fut fait au XXIe s.)

 

 

 Derain-Bateaux-de-pecheurs-Cillioure-1905.jpg Derain-Le-sechage-des-voiles-1905.jpg
Bateaux de pêcheurs Colliour -1905             Le séchage de voiles - 1905
 Derain---le-faubourg-de-Collioure-1905.jpg Derain-Le-pont-de-Charing-cross-Londres-1906.jpg 
            Le faubourg de Collioure - 1905

 Le pont de Charing Cross Londres -1906

 

 

Maurice de Vlaminck (1876 - 1958)

Apollinaire disait de lui : «Monsieur de Vlaminck a un sens flamand de la joie. La peinture est pour lui une kermesse. Tout lui rit»

«A travailler directement tube contre toile, on parvient vite à une habilité excessive, on finit par transposer mathématiquement. Le vert émeraude devient voir, le rose, rouge flamboyant.» Vlaminck

 

Vlaminck-Maisons-et-arbres-1906.jpg Vlaminck-Berges-de-la-seine-a-Chatou-1904.jpg
 Maisons et arbres - 1906  Berges de la Seine à Chatou -1904
Wlaminck-Restaurant-de-la-machine-a-Bougival.jpg
La-Seine-a-Chatou-1906-vlaminck.jpg 
 Restaurant de la machine à Bougival - 1905  La Seine à Chatou -1906

 

Georges Braque (1882 - 1963)

Vauxcelles : «Monsieur Braque est un jeune homme fort audacieux. L’exemple de Picasso et Derain l’a enhardi. Il réduit tout, sites, figures et maisons, à des schémas géométriques, à des cubes»

 

 

 Braque---les-barques-a-Collioure-1906.jpg Braque-l-estaque--l-embarcadaire-1906.jpg
            Les barques à  Collioure -1906             L'estaque l'embarcadaire -1906
 Braque-Paysage-de-l-estaque-1906.jpg Braque-Le-viaduc-de-l-Estaque-1907.jpg
          Paysage de l'Estaque -1906       Le viaduc de l'Estaque - 1907      

 

 

Raoul Dufy (1877-1953)

«Comment parvenir à rendre non pas ce que je vois, mais ce qui est»

Citation de Courbet : «Nom de Dieu, vous êtes un séraphin ; il n’y a que vous qui connaissiez le ciel.»


Dufy-vieilles-maisons-sur-le-port-de-Honfleur-1905-06.jpg Raoul-Dufy-Les-trois-ombrelles-1906.jpg
Vieilles maisons sur le port de Honfleur -1905-06

Les trois ombrelles -1906

Dufy-Les-barques-a-Martigues-1907.jpg

Les barques à  Martigues -1907

 

 

Matisse (1869-1954)

Gustave Moreau à Matisse : «Vous allez simplifier la peinture...»

Matisse écrit dans une revue : Tout ce qui n’a pas d’utilité dans le tableau est par là nuisible. une oeuvre comporte une harmonie d’ensemble : tout détail superflu prendrait dans l’esprit du spectateur la place d’un autre détail essentiel.»

 

 matisse-les-toits-de-collioure-1905.jpg Matisse-fenetre-ouverte-Collioure-1905.jpg 

            Les toits de Collioure -1905

 Fenêtre ouverte Collioure -1905

 

 Mais aussi

 

Albert Marquet  (1875-1947)

C'est un fauve avant l'heure qui fut avec Matisse, l'élève de Gustave Moreau

 

Marquet-Le-pont-st-michel-1908.jpg Marquet-La-fete-foraine-au-Havre-1906.jpg
Le pont Saint Michel -1908 La Fête foraine au Havre -1906

 

Port-of-Marseilles1916-Marquet.jpg
Port de Marseille - 1916
Othon Friesz (1879-1949)
 Son fauvisme s'apparente à celui de Dufy
Friesz-Le-port-d-anvers-1906.jpg
Le port d'Anvers -1906

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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