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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 13:47

 

 

Cette oeuvre constitue le premier document grandiose d’une peinture dans laquelle les règles de la perspective mathématiques comme Brunelleschi les avait établies, sont appliquées de façon logique. 

 

La scène se passe à l’intérieur d’une église Renaissance. 

 

 JC6.jpg

 

Ce qui frappe immédiatement c’est l’insertion de cet ensemble dans un trompe-l’oeil architectural. 

La fresque représente le dogme de la Trinité, rendu avec ses connotations humaines et terrestres : la souffrance du Christ révèle à l’homme la mystère divin.

 

La base est constituée d’un autel en marbre, peint en trompe l’oeil, sur lequel gît un squelette qui rappelle la condition mortelle de l'homme.

 

Gisant.jpg  

 

Dieu - la colombe - Jésus

Deux chapiteaux corinthiens, une voûte en berceau divisée en caissons remplis de rosaces, dont les proportions diminuent si bien en raccourci que le mur paraît troué.

Ces caissons rappellent ceux du Panthéon de Rome.


 JC10.jpg

Au premier plan, Masaccio représente le donateur, Lorenzo Lenzi, un juge florentin et sa femme agenouillés. Les portraits sont peints de profil.

La perspective est soigneusement calculée.

 

jesus-del2.jpg jesus-det4.jpg

L’homme est au centre du monde, point de vue de celui qui les regarde.

Les donateurs sont peints à la même échelle que la divinité la Vierge et Saint Jean qui sont à l’intérieur de la chapelle. Ce sont des intermédiaires entre le spectateur et la divinité. 

 

Masacio rend fidèlement les rapports spatiaux entre hommes et architecture, et il représente pour la première fois les commanditaires à la même échelle que les personnges sacrés.

 

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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