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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 13:50

 

Les Cisterciens et en particulier Bernard de Clairvaux interdirent pour leurs églises, comme contraire à la simplicité et à la pauvreté, les clochers de pierre ainsi que les peintures et sculptures.


«Mais que signifient dans vos cloîtres ces montres ridicules, ces horribles beautés et ces belles horreurs? A quoi bon dans ces endroits ces singes immondes, ces lions féroces, ces centaures chimériques, ces montres demi-hommes, ces tigres bariolés, ces soldats qui combattent...Enfin, le nombre de ces représentations est si grand et la diversité si charmante et si variée qu’on préfère regarder ces marbres que lire dans des manuscrits, et passer le jour à les admirer qu’à mériter la loi de Dieu»


Ainsi le dépouillement doit correspondre au seul désir des moines qui résidaient dans ces églises et ces abbayes.


Pour correspondre  à désir de simplicité, les surfaces murales des églises étaient badigeonnées à la chaux, les vitraux devaient seulement être sans croix ni couleurs.


Les maîtres verriers cisterciens fabriquèrent alors des vitraux incolores, en dessinant, à l’aide de plombs d’assemblage, des figures géométriques, des entrelacs, des arabesques et des fleurs stylisées.

Vitraux Obazyne1 Vitraux Obazyne2


Ce type de vitrail est fascinant. Il crée un véritable espace de lumière recomposée, propre à chaque église.


Malheureusement, il ne reste que trois exemples de ces vitraux appelés aussi «en grisaille».


En France, on les trouve dans l’abbaye d’Obazine  dans le LImousin, (maintenant Aubazyne) ; Bonlieu en Auvergne ; Bénisson-Dieu dans le Lyonnais.


 

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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