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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 09:00

 

 

«Quelle vie, quelle douleur, quel éternel combat ! Et cette oeuvre, soupir d’un volcan, qui est la vie cent fois plus que la vie même. ...Quelle misère dans la grandeur, quel jeûne farouche de tout bonheur, quel Tantale qui ne peut rien saisir des plus beaux fruits de l’âme, qu’il a semés et fait croître dans le feu de son désert...De tous les grands  hommes, peut-être a-t-il été le plus torturé sinon le plus malheureux....»

André Suarès - Voyage du Condottière - 

 

Pieta.jpg

La Pietà fait partie des oeuvres tardives du maître Toscan. Il l’a conçue entre 1550-1555, pensant à sa propre tombe alors qu’il avait presque 80 ans.

Selon Vasari, Michel Ange, dans ses vieux jours, travaillait jusqu’à une heure avancée de la nuit avec une bougie sur la tête pour guider sa main.

Le personnage en capuche qui soutient le Christ est Nicomède, celui qui avait oint le corps du Christ avant sa sépulture. Ce serait en fait un autoportrait. Le marbre fut abimé et laissé inachevé par Michel-Ange, insatisfait du résultat. Son élève,Tiberio Calcagni, interviendra pour attacher le bras de Jésus et réaliser la figure de Marie Madeleine.

  

La virtuosité avec laquelle il a tiré les personnages du bloc de marbre est magnifique : rendu du corps nu et musculeux du Christ marqué par la souffrance mais aussi finesse des traits de Marie.

 

Cette oeuvre inachevée est d'une splendeur émouvante.

L’oeuvre est maintenant exposée au Musée de l’Opera du Dôme 


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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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