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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 19:35

Fernand Léger sort meurti mais entier par quatre années de guerre (14-18) quatre années sans couleur. 

 

«La guerre fut grise et camouflée. Une lumière, une couleur, un ton même étaient interdits sous peine de mort. Une vie d'aveugle où tout ce que l'oeil pouvait enregistrer et percevoir devait se cacher et disparaître.»

 

Les compositions de Fernand Léger sont apparemment abstraites, mais il leur donne des titres.

Elles sont l’expression du mythe moderne de la machine, du progrès technologique. 

 

Il laisse exploser la vie et la couleur. Il utilise des tons primaires, cernés de noir et rehaussés de blanc.

 

Son monde est celui de la ville, de l'homme au travail, de la machine, du cirque, de New York qu’il qualifie du «plus formidable spectacle du monde». 


Il utilise le cône, le cube, le disque. Il est fasciné par «les nouvelles technologies»

 

«J’ai utilisé les machines de la même façon que d’autres utilisent le nu ou la nature morte.»

 

Les-fumeurs-1912.jpg La-femme-en-bleu-1912.jpg
 Les fumeurs -1912  La femme en bleu -1912 
   
 Paysage-1912-1913.jpg les-acorbates-dans-le-cirque-1918.jpg 
 Paysage 1912-1913             Les acrobates dans le cirque -1918
 1918-le-cirque.jpg La-femme-et-l-enfant-1922.jpg
            Le cirque -1918            La femme et l'enfant -1922
   
Adieu-a-New-York-1946.jpg les-constructeurs-1951.jpg
Adieu New-York -1946 Les constructeurs -1950

 

Le modèle architectural américain l'enthousiaste. Il crée Les Constructeurs - des ouvriers perchés sur des échafaudages, qui construisent une cité du futur...

 

Avec l'Adieu New York, la ville perd ses racines, elle est suspendue dans l'espace.

 


«Fernand Léger n’a jamais été un cubiste intégral, en ce sens qu’il n’est jamais tombé dans l’hérésie... Dès avant la guerre, ses toiles avaient déjà un aspect «tout autre» que l’aspect général des autres toiles cubistes. Elles étaient directes, souvent brutales, sans jamais aucune recherche de joli, d’arrangé, de fini, et restaient toujours dans le domaine de la représentation virtuelle....Léger continuait patiemment son labeur, allant si loin dans l’étude des volumes et des mesures qu’il donna d’une part, naissance au rayonnisme russe de Larionow et d’autre part influença directement les meilleurs parmi les peintres futuristes italiens»

 

«Aujourd’hui, Léger est maître de son sujet et, qu’il peigne la rue ou l’usine, il n’oubliera jamais cette complexe Unité née de la guerre, la Puissance d'aujourd'hui, l’Esprit et la Lettre de la Profondeurs»

 

Blaise Cendrars - Modernité - 1919

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