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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 08:30
femme_fenetre-copie-1.jpg

Ce tableau de Caspar David Friedrich - 1822 - m’interpèle depuis toujours.

Devant une très haute fenêtre, au centre du tableau, on voit de dos une jeune femme. C’est Caroline Bommer, l’épouse de Caspar David Friedrich.

La pièce dans laquelle elle se trouve est l’atelier de Caspar David Friedrich.

Dépouillement total, aucun objet, sinon deux petits flacons de verre. 

Les murs, les panneaux de la fenêtre, sa robe, sont verts. De l’ocre sur le parquet et quelques touches d’ocre dans sa robe.

Elle a ouvert le volet central. 
L’intérieur est exigu.

Elle est légèrement penchée. Elle voit ce que je ne vois pas. Veut-elle me laisser voir le paysage ?
Mais le point de fuite n’est pas le paysage, mais le centre du volet de gauche. 

Elle m’incite à me mettre à sa place, à rêver à sa place.

Que regarde-t-elle ? 
Les lignes très fines des cordages, le mât d’un bateau, des poulies, l’Elbe qui coule au pied de sa maison. Et au-delà  des peupliers. Le dehors semble illimité.

Où cette vision l’emporte-t’elle ?

 

C’est une scène romantique 

«c’est donner au commun un sens élevé, à l’ordinaire, un air de mystère,

au connu, la dignité de l’inconnu, au fini, l’apparence de l’infini ».

Novalis, poète allemand (1772 - 1801) 

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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