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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 18:23

C’est dans le Fayoum, une des régions d’Egypte qui longe le Nil, qu’un voyageur italien Pietro della Valle XVIIe s. découvre ces portraits peints par les romains chrétiens du Ie au IIIe s ap. JC. établis en Egypte.

Ces peintures sont une adaptation des traditions funéraires de l’époque des pharaons.
Le portrait remplace le masque qui figurait les traits du défunt.

 

Les portraits étaient peints à l’encaustique sur bois et encastrés à l’endroit correspondant à la tête, les bords pris dans les bandelettes.

Jeune garçon IIe S. ap JC.Londres, British Muséum

Jeune--garcon-IIe-s.-ap.-JC.jpg
                          
Femme-Fayoum.jpg Homme-Fayoum.jpg
Jeune  femme IIe S. ap JC. Florence -
Musée archéologique
Portrait homme Paris IIe IIIeS. ap JC. -
Musée du Louvre


Ils reproduisent fidèlement les traits des défunts, mais certains visages peuvent être idéalisés voire rajeunis. Cela dépend si l’oeuvre a été exécutée avant ou après la mort du personnage représenté.

Très grande expressivité, on peut y lire la mélancolie, la tristesse, l’esquisse d’un sourire. 

Tous les visages sont frontaux, ovales, nez long et étroit, sourcils épais, yeux légèrement tournés vers la droite. 

L’utilisation judicieuse de la lumière donne de la profondeur et de la vie aux traits.

On est particulièrement frappé par l’intensité du regard.

Ces portraits renseignent aussi sur les vêtements, les modes et les usages des égyptiens de cette époque.


Jeune-femme-IIe-s.-ap.-JC.jpg Jeune-femme-Fayoum.jpg
Jeune femme IIe S. ap JC. Paris -
Musée du Louvre
L'Européenne Paris - IIe S. ap JC. -
Musée du Louvre

 

Ces deux portraits de jeunes femmes ont ma préférence.


Les cheveux tirés vers l'arrière - 
Les yeux légérement tournés vers la droite, deux points blancs donnent vie à leur regard.

Leurs lèvres rehaussées d'une petite touche de peinture blanche.

Toutes les deux ont de grandes oreilles percées, ornées des boucles avec des perles.
La jeune femme de gauche porte un collier en or alors que celle de droite a le cou recouvert de petites feuilles d'or.
 
L'or étant le symbole de l'immortalité.


«...le masque ...laisse voir une tempe gracieuse où des cheveux bruns se tortillent en boucles serrées, comme dans les bustes de Cléopatre, une oreille ferme secouant sur le col et la joue des grappes de sequins d'or ou...»

Gérard de Nerval - Voyage en Orient Volume I - Imprimerie Nationale - 1997


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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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