Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 08:00

 

Giacomo, Girolamo, Casanova, autoproclamé chevalier de Seingalt, est né à Venise en 1725.

 

A Venise à cette époque on pouvait dénoncer quelqu'un en jetant de façon anonyme une «dénonciation» dans une fente du mur du Palais des Doges, appelée «bouche de lion».


Celle que j’ai photographiée est très explicite.


Traduction : 

Dénonciations secrètes contre toute personne qui dissimulera des faveurs ou des services, ou qui cherchera à cacher ses vrais revenus »

Denonciation-secrete.jpg


 

Le 26 juillet 1755, Casanova fait l’objet d’une dénonciation ou peut être d’une machination....


«Au son de la cloche de Terza, Messer Grande,
(chef des archers de la république de Venise) 
entra et me dit qu’il avait ordre de me mettre sous les Plombs...»

 

Les Plombs, c'est le nom de la prison située dans les combles du Palais des Doges. Elle était appelée ainsi car elle était recouverte de plaques de plomb.

 


Casanova écrit en 1787, en français, à Prague 
«Histoire de ma fuite des prisons de la République de Venise qu’on appelle les Plombs». 


Petit livre au rythme époustouflant, sans doute entre réalité et invention, mais avec beaucoup d’ironie et d’angoisse.

Casanova est excellent dans la description des profils psychologiques et émotionnels des autres personnages.

 

«J’ai fait le tour de mon affreuse prison, qui n’avait pas cinq pieds et demi de hauteur en tenant ma tête inclinée...»

L’hiver y est très froid et l’été torride.
Graphitis.jpg
Cellule1

 

 

Casanova accumule alors colère et chagrin.
Au bout de neuf mois, il peut marcher pendant une demi heure dans le galetas.

 

«Un matin, mes yeux s'étant arrêtés sur le long verrou de fer qui était sur le plancher ..., je l'ai considéré comme une arme offensive et défensive et je l'ai pris... et porté dans mon cachot...en le cachant dans mon habit»...
et....
grâce à un autre détenu, Balbi, et sans doute des dessous-de-table donnés au gardien......


il décide que «Tra in fin d’Ottobre et il capo di Novembre : c’était là le moment» de son évasion...

(entre la fin d’octobre et le début de Novembre)

 


Son évasion est à lire....rocambolesque, haletante, passionnante.  

 

Il s'est enfui de Venise en 1755 et ne la retrouvera qu'en 1774 après avoir obtenu la grâce des inquisiteurs de Venise.



«La vie est comme une coquine que nous aimons, à laquelle nous accordons à la fin toutes les conditions qu’elle nous impose, pourvu qu’elle ne nous quitte pas : ceux qui ont dit qu’il faut la mépriser ont mal raisonné ; c’est la mort qu’il faut mépriser, et non pas la vie...
»

 

 

 

«Histoire de ma fuite des prisons de la République de Venise qu’on appelle les Plombs» - Editions Allia - 2010

 

Partager cet article

Repost 0
Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
commenter cet article

commentaires