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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 09:01

 

Blaise Cendrars - pseudonyme de Frédéric Sauser est un grand voyageur aventurier.
Que ses aventures soient réelles ou inventées, cela m’importe peu, c’est son écriture qui m'intéresse, son ton, son style.

Portrait de Blaise Cendrars par Modigliani (1917).jpg
Portrait de Blaise Cendrars par Modigliani - 1917 -

 



Je ne suis qu’un mot, une verve, une profondeur, dans le sens le plus sauvage, le plus mystique, le plus vivant...J’aime les légendes, les dialectes, les fautes de langage, les romans policiers...la tour Eiffel...
Et voici mon berceau

Mon berceau
Il était toujours près du piano quand ma mère comme Madame Bovary jouait les sonates de Beethoven
J’ai passé mon enfance dans les jardins suspendus de Babylone
Et l’école buissonnière, dans les gares devant les trains en partance.


Rire

Je ris

Tu ris

Nous rions

Plus rien ne compte

Sauf ce rire que nous aimons

Il faut savoir être bête et content

Feuilles de route


Iles
Iles
Iles
lles où l’on ne prendra jamais terre
Iles où l’on ne descendra jamais
Iles couvertes de végétations
Iles tapies comme des jaguars
Iles muettes
Iles immobiles
Iles inoubliables et sans nom
Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais
bien aller jusqu’à vous.
Feuilles de route

 

 

Nous ne voulons pas être tristes

C’est trop facile

C’est trop bête

C’est trop commode

On en a trop souvent l’occasion

C’est pas malin

Tout le monde est triste

Nous ne voulons plus être tristes

Sud américaine


Couchers de soleil

Tout le monde parle des couchers de soleil
Tous les voyageurs sont d’accord pour parler des cou-
chers de soleil dans les parages
Il y a plein de bouquins où l’on ne décrit que les couchers
de soleil
Les couchers de soleil des tropiques
Oui c’est vrai c’est splendide
Mais je préfère de beaucoup les levers de soleil
L’aube
Je n’en rate pas une
Je suis toujours sur le pont
A poils
Et je suis toujours le seul à les admirer
Mais je ne vais pas décrire les aubes
Je vais les garder pour moi seul»

Feuilles de route


   


Pourquoi j’écris ?

Parce que... 


Sud américaine 

 


La couleur est un élément sensuel. Les sens sont la réalité. C'est pourquoi le monde est coloré. Les couleurs chantent (Peintres)

RD1-copie-2.jpg

Delaunay

Je n’ai jamais vu un homme lutter et se défendre autant  sauf peut-être les blessés à mort que l’on abandonnait sur les champs de bataille et qui après deux, trois jours d’efforts surhumains finissaient par se taire et rentrer dans la nuit - Mais lui Delaunay, resta vainqueur.

(Modernités) 1924

            Formes circulaires   
   
 piC2-copie-1 Picasso
Je ne connais de tempérament plus tourmenté, d’esprit plus inquiet, des doigts et des pinceaux plus rapides, plus subtils. Sa fougue, son adresse, son orgueil, la voltige, l'amour, la cruauté, l'élégance, le dessin, l'arabesque, la perversité, le rare, l'occulte, sont goût suraigu l'apparentent à Gilles de Rais. 

(Modernités) 1919
Carafon, pot et compotier 1909  
 
FL2.jpg

Fernand Léger
Dès avant la guerre, ses toiles avaient un aspect tout autre que l'aspect général des autres toiles cubistes. Elles étaient directes, souvent brutales, sans jamais une recherche du joli, d'arrangé, de fini, et restaient toujours dans le domaine de la représentation visuelle.

Fernand Léger continuait patiemment son labeur, allant si loin dans l'étude des volumes et des mesures qu'il donna d'une part naissance au rayonnisme russe de Larionow, d'autre part, influença directement les meillers parmi les peintres futuristes....Léger avançait dans la profondeur et plus il progressait, plus il s'approchait du sujet

(Modernités) 1919
Les hommes dans la ville - 1919  
   
CRI_242075.jpg

Léopold Survage 

Du rouge envahit peu à peu l'écran noir, c’est un rouge sombre, de nature rugueuse, ridé comme du varech...Tout à coup le rouge fucus se départage par le milieu.

(Modernités) 1919

Rythme coloré - pour un film  

 


Orion

 

C'est mon étoile

Elle a la forme d'une main

C'est ma main montée au ciel

Durant toute la guerre je voyais Orion par un créneau

Quand les zeppelins venaient bombarder Paris ils venaient toujours d'Orion

Aujourd'hui je l'ai au-dessus de ma tête

Le grand mât perce la paume de cette main qui doit souffrir

Comme ma main coupée me fait souffrir percée qu'elle est par un dard continuel.

 

(Feuilles de route)

 

 

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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