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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 13:12

 

Ses origines sont italiennes, il est né en 1943. Il vient de mourir à l’âge de 68 ans. 

 

Son oeuvre se situe au coeur de plusieurs cultures : Lisbonne, Macao, les Indes, les Açores et l'italie

 

Beaucoup de ses livres sont hantés par l'absence de l’autre, mais pas de nostalgie, les empreintes de l’autre sont intactes.

 

Je viens de relire Petites équivoques sans importance. 

 

Onze nouvelles qui rappellent que l'existence humaine est un rébus dont la seule certitude est le doute, l’angoisse des «et si...» des «non dits»

Onze nouvelles légères, douloureuses, avec des parfums, de la musique, des murmures. Il n’arrive rien d’extraordinaire dans ces nouvelles, mais des petits faits qui peuvent changer les destins. 

 

Rébus 

Un long monologue intérieur.

 

Extraits

«Cette nuit, j’ai rêvé de Myriam....J’ai compris qu’elle était morte. 

Parfois une solution ne semble plausible que par ce biais : le rêve. Peut-être parce que la raison est craintive, elle ne parvient pas à remplacer le vide entre les choses...Mais demain, ou un autre jour, je rêverai que Myriam est vivante...»

 

«La vie est un rendez-vous...sauf que nous ne connaissons jamais le quand, le qui, le comment, le où. Alors on se dit : si j’avais répondu ceci au lieu de cela, si je m’étais levé tard au lieu de tôt, ou tôt au lieu de tard, je serais aujourd'hui imperceptiblement différent, et peut-être le monde entier serait-il imperceptiblement différent...un rendez-vous est une voyage ... et puis on fait des voyages à l’intérieur du grand voyage, ce sont nos petits parcours insignifiants sur la croûte de cette planète qui à son tour voyage, mais vers où ?»

 

Les oiseaux de Fra Angelico

Un autre livre que j’aime relire. Le chant de ces oiseaux est léger ou grave mais toujours émouvant. 

 

«L’oeuvre semble déjà finie, comme s’il ne restait pas d’espace disponible ; mais il trouva une surface vacante au-dessus des arbres de droite et c’est là qu’il peignit la grande libellule....Puis en dernier, il peignit l’oiseau qui était arrivé le premier...


 

 

Mais aussi Tristan meurt

 

«La vie se vit, elle ne peut pas être racontée, mais le fait de la raconter est une tentative pour l’interpréter, pour lui donner un sens. Si nous ne nous racontons pas les choses, nous ne les comprenons pas» 

Et bien sûr le Prix Médicis étranger en 1968  Nocturne indien, porté à l’écran avec le sublime adagio du Quintette à corde en ut majeur de Schubert.`




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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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