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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 10:42

 

 

André Suarez IMG 1873


André Suarès et l
e condottière Bartolomeo Colleoni, deux personnages impressionnants par leur personnalité et leur force ou faiblesse. 


Qui sont-ils ?


Bartolemeo Colleoni est né en 1395 
à Solza - Italie.
 
Il combat tantôt à la solde de Venise, tantôt à celle du duc de Milan. Il mène des campagnes victorieuses dans la région de Brescia et de Bergame. 

Les Vénitiens finissent par le neutraliser en lui concédant une immense fortune.


Il aurait pu être oublié ...

mais e
n 1479, Venise a décrété la construction d'un monument équestre de Bartolomeo Colleoni dont l'exécution est confiée  à Andrea Verrocchio.

 



André Suarès est né à Marseille en 1868

 

Cet homme au regard de braise, au cheveux longs, est un grand voyageur. Il voyage "pour sentir et pour vivre", "il se fait chaque jour plus riche de tout ce qu'il découvre".


Dans son livre "
Le voyage du Condottière" André Suarès est à la fois : le narrateur, le condottière, le personnage ou plus exactement le héros du livre dont le nom est Caërdal.

C'est en fait l'oeuvre de toute une vie qu'il a commencée à vingt sept ans et qui s'est terminée à soixante sept ans. C'est à pied qu'il partait vers l'Italie.


La première rencontre avec cet écrivain à la fois baroque et lyrique m'a marquée pour toujours. C'est un livre irriguée par une très grande sensibilité. Il n'y a pas une année sans que je ne lise "Vers Venise", "Fioranza", "Sienne la bien aimée" - les trois "parties" de son livre.


Les descriptions de ces villes sont presque toujours des portraits de femme.

Pour le plaisir des extraits de son livre.


"De canal en canal vers Venise,

Je languis après Venise. J'en voudrais sortir, quand j'y suis. Et quand je n'y suis plus, je brûle d'y être. Venise est enchanteresse..."


Fioranza, Florence

Sur le tard du plus long jour de mai, quand les heures nocturnes sont bleues, brodées de vieil argent, entrer à vingt ans pour la première fois à Florence, et se dire à chaque pas, avec un bond du coeur au devant de l'esprit : "Florence, je suis à Florence...Florence...cette grande dame, si fine et si courtoise..."

 

 

"Colleoni

Colleoni à cheval marche dans les airs....

Le condottière fait corps avec le glorieux animal...

...La tête de ce guerrier est belle à effacer tout le reste. Sous le casque à trois pièces, qui coiffe les deux bords du visage comme une chevelure longue, taillée à l'écuelle, c'est la tête terrible de Mars chevalier, ou saint Michel blanchi dans la bataille, commandant la vieille garde des anges ...

Et la lèvre basse, qui porte le poids du cri intérieur ou la volonté du silence...""

  

 

 




Par La dilettantelle - Publié dans : J'ai vu, lu, entendu
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