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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 12:04

c. 1664–1666

Un Chinois, Zao Wou-Ki, né en 1921 à Pékin, découvre seul l'art occidental et choisit de s'installer à Paris, où il apporte la tradition renouvelée d'un art plus que millénaire : cette aventure devait avoir lieu un jour ou l'autre, et déboucher (comme ce fut le cas) sur des illustrations pour des œuvres de René Char, d'André Malraux, de Henri Michaux. 

04.05.64
Zao Wou-Ki (1920-2013)

Ce dernier, avec qui il se lie d'amitié, consacrera plusieurs ouvrages à ses gravures et à ses dessins : Lecture par H. Michaux de huit lithographies de Zao Wou-Ki, 1950 ; Jeux d'encre, Trajet de Zao Wou-Ki, 1993.

 

(Sans titre)
Zao Wou-Ki (1920-2013)

(Sans titre)
Zao Wou-Ki (1920-2013)

(Sans titre)
Zao Wou-Ki (1920-2013)

Élève, dès 1935, de l'École des beaux-arts de Hangzhou, où il sera professeur en 1941, Zao Wou-ki prend connaissance de Picasso en pleine guerre sino-japonaise, grâce à des reproductions publiées par des magazines américains. Quand, en 1940, il expose pour la première fois, ses toiles (il le racontera lui-même plus tard avec humour) sont peuplées d'arlequins et de femmes « pompéiennes », qu'il n'a, bien évidemment, jamais vues.

Il fréquente alors l’académie de la Grande-Chaumière et expose à la galerie Creuze puis chez Pierre Loeb

 

01.04.81
Zao Wou-Ki
(1920-2013),Élève,dès 1935,de l'École des beaux-arts de Hangzhou,où il sera professeur en 1941,Zao Wou-ki prend connaissance de Picasso en pleine guerre sino-japonaise,grâce à des reproductions publiées par des magazines américains. Quand,en 1940,il expose pour la première fois,ses toiles (il le racontera lui-même plus tard avec humour) sont peuplées d'arlequins et de femmes « pompéiennes »,qu'il n'a,bien évidemment,jamais vues.

Élève, dès 1935, de l'École des beaux-arts de Hangzhou, où il sera professeur en 1941, Zao Wou-ki prend connaissance de Picasso en pleine guerre sino-japonaise, grâce à des reproductions publiées par des magazines américains. Quand, en 1940, il expose pour la première fois, ses toiles (il le racontera lui-même plus tard avec humour) sont peuplées d'arlequins et de femmes « pompéiennes », qu'il n'a, bien évidemment, jamais vues.

 Son métier de graveur lui procure le secret d'un tracé fait de plusieurs lignes juxtaposées, qui dissimule sa précision sous un frémissement continuel. À des fonds très nuancés (Piazza, 1951) succèdent bientôt des œuvres où le passage vers l'abstraction est de plus en plus souvent marqué par des signes qui se réfèrent aux inscriptions oraculaires gravées sur les os divinatoires ou aux textes gravés sur des bronzes remontant à la dynastie des Shang.

En mémoire de May - 10.03.72
Zao Wou-Ki (1920-2013)

Zao Wou-Ki dans son atelier parisien
Gaillarde Raphaël (né en 1940)
Paris

En même temps, le dessin se dépouille d'une certaine préciosité et s'amplifie pour affirmer davantage la présence de fantômes toujours légers mais chargés de sens. Dans Nuages (1956, coll. Marbath, Suisse), des vapeurs rouges entourent comme autant de pétales un astre également rouge, suggérant l'un des microcosmes .....

 

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