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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 15:06

Le mot « fauvisme » dérive d'une boutade du critique Louis Vauxcelles, prononcée à l'occasion du Salon d'automne de 1905. Au milieu de la salle où étaient rassemblées les œuvres de Matisse et de ses amis, trônait une statuette d'Albert Marque dans le style de la Renaissance italienne ; Vauxcelles s'écria : « Donatello chez les fauves ! »

Portrait de Henri Matisse _Portrait de Henri Matisse
Derain André (1880-1954),La gare
Chabaud Auguste Elysée (1882-1955)
Troyes,musée d'Art moderne
Derain André (1880-1954)

 

Le fauvisme a été la réunion d'artistes ayant mêmes admirations, mêmes goûts, et que les attaques de la critique vont encore rapprocher. Ce n'est ni une association organisée comme la Brücke, ni même un groupe solidement lié par l'amitié et par un credo artistique assez précis, comme celui des nabis . Il n'y a pas de liste type des fauves, et nul n'a jamais songé à retenir celle des exposants de la cage aux fauves du Salon d'automne. 

Les arbres rouges
Vlaminck Maurice de (1876-1958)

En plus des membres incontestés du groupe, qui ne sont guère qu'une dizaine, et parmi lesquels Van Dongen et surtout Rouault occupent une place un peu à part, il faut ajouter ceux que des amitiés personnelles ou le hasard des circonstances en ont rapprochés un instant, et surtout ceux que les classements traditionnels rangent, en raison de leurs œuvres postérieures, dans d'autres groupes, comme Braque, Metzinger, R. et S.

Intérieur
Marinot Maurice (1882-1960)

Delaunay. En revanche, ce n'est que par une extension discutable qu'on y inclut des artistes dont les recherches offrent des parentés certaines avec le fauvisme, mais qui ne se sont pas moins tenus à l'écart du groupe.

L'orchestre,les musiciens
Derain André (1880-1954)

Nature morte aux pommes
Derain André (1880-1954)

Fauvisme ou « l'épreuve du feu » était en réalité constitué de deux expositions qui, sans être distinctes, avaient chacune leur logique propre : la première était dévolue principalement aux artistes français. Centrée sur les années 1905-1907, elle se poursuivait cependant jusque vers 1910. 

 

Femme et son enfant dans un jardin
Marinot Maurice (1882-1960)

Derain et Matisse, Van Dongen et Vlaminck, Dufy, Friesz, Braque et jusqu'à Metzinger et Delaunay étaient exposés. Venaient ensuite les « fauves d'Europe » (1905-1913), où étaient présentés, mais dans la perspective de leur rattachement au fauvisme, de nombreux peintres.

Nu à contre jour
Marquet Albert (dit),Marquet Pierre-Albert (1875-1947)
Bordeaux,Musée des Beaux-arts

D'abord les expressionnistes : Munch, les Allemands et les Russes de la Brücke (Kirchner, Schmidt-Rottluff, Heckel, Nolde) et du Blaue Reiter (Jawlensky, Münter, Marc, Kandinsky), mais aussi des Tchèques, des Hongrois, des Belges, des Suisses, des Écossais ou des Finlandais, le parcours s'achevant en Russie.

Pont de Charing Cross,Londres
Derain André (1880-1954)

La maison dans les arbres
Vlaminck Maurice de (1876-1958)

Intérieur
Marinot Maurice (1882-1960)

Les deux péniches
Derain André (1880-1954)

Restaurant de la Machine à Bougival
Vlaminck Maurice de (1876-1958)
Paris,musée d'Orsay

La gare
Chabaud Auguste Elysée (1882-1955)
Troyes,musée d'Art moderne

(Sans titre)
Derain André (1880-1954)

Jardin fleuri
Valtat Louis (dit)

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