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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 06:43

Le dessinateur d'estampes, le peintre, l'illustrateur que fut Torii Kiyonaga, compte parmi les artistes les plus accomplis du mouvement Ukiyo-e. Et son œuvre gravé passe généralement pour avoir déterminé l'apogée de la xylographie japonaise.

Couple sous un cerisier en fleurs
Haronobu Suzuki (1725-1770)

Si la plupart de ses peintures et dessins ont trait au monde théâtral, sa célébrité tient surtout à sa conception de l'éternel féminin. Aussi loin du rêve éthéré de Harunobu (1725-1770) que de la sensualité d'Utamaro (1754-1806), et sans rapport avec les mœurs corrompues du temps, sa vision du monde s'inscrit entre l'idéalisme et le réalisme, dégageant une grandeur sereine, un équilibre parfait, bref un véritable classicisme.

Album de la série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô

ils d'un libraire d'Edo (l'actuelle Tōkyō), Torii Kiyonaga entra très jeune dans l'atelier des Torii, l'école la plus traditionaliste du mouvement Ukiyo-e, dont l'activité principale concernait le théâtre de kabuki.

Cerisier en fleurs et fauvette
Hokusai Katsushika (1760-1849)

 

Le succès de l'atelier n'en fut pourtant pas démenti, car le public initié d'Edo avait le goût conservateur ; le rendu conventionnel d'attitudes scéniques comblait son attente, et, quant à signaler l'identité des acteurs, le blason y suffisait.

Jeune femme se mouillant les doigts à une cascade
Haronobu Suzuki (1725-1770)

 

Cerisier en fleurs et fauvette
Hokusai Katsushika (1760-1849)

Hérons et roseaux
Haronobu Suzuki (1725-1770

Kiyomasu (1694-1716 ?), qui dirigea ensuite l'atelier Torii, insuffla de l'élégance au style acquis. Mais cette alliance de grâce et de vitalité dégénéra bientôt, chez ses successeurs directs, par manque d'imagination et pieux conformisme : le rythme devint agitation et l'élégance, mièvrerie. Le succès de l'atelier n'en fut pourtant pas démenti, car le public initié d'Edo avait le goût conservateur ; le rendu conventionnel d'attitudes scéniques comblait son attente, et, quant à signaler l'identité des acteurs, le blason y suffisait.

 

Hérons et roseaux
Haronobu Suzuki (1725-1770

Jeune femme se mouillant les doigts à une cascade
Haronobu Suzuki (1725-1770)

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