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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 06:35

Autoportrait octogonal

Les premières œuvres connues de Vuillard, après des académies qu'il signe « Vuillard, élève de M. Gérôme », datent des années héroïques, entre 1888 et 1890, où se forme le futur groupe des nabis . 

Le piano
Vuillard Edouard (1868-1940)
Paris

Son art, comme celui de Bonnard et de Roussel à la même époque, reste traditionnel et révèle l'attrait qu'exercent sur lui Chardin, les Hollandais, Corot. 

La Table servie
Vuillard Edouard (1868-1940)

L'observation est fidèle et précise, la couleur discrète, la notation des tons subtile et franche. Nulle innovation, donc, mais un tempérament qui a le goût de la densité dans les objets, de la profondeur dans les êtres. 

 

Après le repas
Vuillard Edouard (1868-1940)

Les autoportraits manifestent chez ce très jeune homme une vocation introspective qui ira s'approfondissant. Dès le début, l'art de Vuillard se définit par la qualité grave de sa sensibilité, par sa réserve, son équilibre.

Le sommeil
Vuillard Edouard (1868-1940)

La salle à manger rouge
Vuillard Edouard (1868-1940)

En 1890, brusquement, Vuillard passe du réalisme sobre de sa première période à un art profondément irréaliste, empruntant à Gauguin et à l'école de Pont - Aven   le « synthétisme » de leurs aplats de couleurs, parfois cloisonnés de cernes épais. 

 

La liseuse
Vuillard Edouard (1868-1940)

C'est l'année où Maurice Denis Maurice Denis  formule sa fameuse définition du tableau, « surface plane, recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ». 

 

Pendant quelques mois, en 1890 et 1891, la peinture de Vuillard est une illustration fidèle de cette théorie. On y retrouve aussi, dans le goût des arabesques compliquées, quelque chose du style décoratif fin de siècle ; et, dans la bizarrerie parfois cocasse de certaines compositions, dans l'acuité des silhouettes, quelque chose de l'expressionne  de Lautrec. Il s'essaie même au pointillisme des néo-impressionnistes (Les Débardeurs, coll. part.). 

Scène au café
Vuillard Edouard (1868-1940)

On y retrouve aussi, dans le goût des arabesques compliquées, quelque chose du style décoratif fin de siècle ; et, dans la bizarrerie parfois cocasse de certaines compositions, dans l'acuité des silhouettes, quelque chose de l'expressionne  de Lautrec. Il s'essaie même au pointillisme des néo-impressionnistes (Les Débardeurs, coll. part.). 

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