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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 13:39

Le cycle des Nymphéas occupe Claude Monet durant trois décennies, de la fin des années 1890, à sa mort en 1926, à l’âge de 86 ans. Ce cycle est inspiré du jardin d’eau qu’il a créé dans la propriété de sa maison de Giverny en Normandie. Il aboutit aux ultimes grands panneaux donnés par Monet à l’Etat en 1922 et visibles au musée de l’Orangerie depuis 1927.

 

Le mot nymphéa vient du grec numphé, nymphe, et tient son nom de la mythologie antique qui attribue la naissance de la fleur à une nymphe qui mourut d’amour pour Hercule. Il s’agit en fait du terme scientifique désignant un nénufar. Le célèbre bassin aux nymphéas inspire à Monet une œuvre titanesque composée de près de 300 tableaux dont plus de quarante panneaux de grands formats. Trois tapisseries sont également tissées à partir des tableaux des Nymphéas affirmant aussi une vocation décorative de ces ensembles.

 

Deux types de compositions sont définies par l’artiste dès l'origine du cycle. L'une englobe les rives du bassin et leur végétation touffue : c'est celle des Bassins aux Nymphéas de 1899-1900, puis des Ponts japonais des dernières années. L'autre, joue au contraire sur le vide, elle ne retient que la nappe d'eau et sa ponctuation de fleurs et de reflets : c'est celle des Paysages d'eau (1903-1908), gros plans aux cadrages serrés, organisés par séries, dont chaque pièce se présente comme un fragment, c'est aussi et surtout celle du décor mural. Si l’idée d’un projet d’ensemble décoratif circulaire germe dès 1897, c’est à partir de l’année 1914 que le peintre consacre toute son énergie à la réalisation de sa  grande décoration.

Celle-ci prend sa forme définitive dans le dispositif de l'Orangerie : une frise panoramique se déployant presque sans rupture et enveloppant le spectateur dans deux salles de forme d’ellispe.

 

 

Nymphes - André Suarès 

Je n'ai rien vu se si heureux, tour à tour, ni rien de si morose que ce paysage d'eaux  et d'arbres solitaires. Une fois, j'étais là sur la fin du printemps, fraîche encore ;  et j'y fus une autre fois, sous la pluie battante de septembre...L'heure des nymphes est celle du bain : elles ont fuit sous les, saules et c'est moi, les cherchant qui suis trempé. Les belles eaux calmes et tout étales dorment sans rêves elles rient doucement, si peu profondes, qu'on est tenté, pieds nus de s'y promener . Enfantines, elles invitent aux d'enfant. Elles font une coupe limpide et clair à ravir .Tout est repos, calme sans brut, recueillement. Solitude charmante, d'une gravité heureuse et sans apprêt.

 

 

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