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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 15:59

Christ en Croix
Cimabue (dit)

Cimabue de son vrai nom Cenni di Pepo, est documenté de 1272 à 1302. Au chant XI du Purgatoire, Dante, évoquant le changement des générations, le met ainsi en scène : “Il avait cru tenir le champ, et maintenant Giotto a la faveur” (vers 94-96). Vasari ouvre avec lui la série de ses Vies des peintres et des sculpteurs illustres : “Cimabue, écrit-il, fut en quelque sorte la cause initiale du renouvellement de la peinture.” À un peu plus de deux siècles d'intervalle, ces deux jugements ont l'avantage de cerner les difficultés qui entourent cet artiste, dans sa vie comme dans son œuvre. 

Maestà
Cimabue (dit),Gualtieri Giovanni (vers 1240-1302)
Italie,florence,Galerie des Offices

Vers 1265-1268, Cimabue aurait réalisé un grand crucifix peint sur du bois, pour l'autel de l'église Saint-Dominique à Arezzo. En 1272, il séjournerait à Rome  quelque temps, peut-être appelé par les Dominicains avec qui il était en relations : un texte le cite à propos de l'adoption par les moniales de l'ordre de Saint-Pierre Damien de la règle suivie par les Frères prêcheurs du couvent Saint-Sixte. Aurait-il été prié de décorer leur église pour l'occasion ? Nous n'en savons rien. Contrairement à ce qu'on a affirmé, il ne reste à Rome aucune trace de ses activités entre 1272 et 1276, sous le pontificat de Grégoire IX.

Nous n'en savons rien. Contrairement à ce qu'on a affirmé, il ne reste à Rome aucune trace de ses activités entre 1272 et 1276, sous le pontificat de Grégoire IX. De plus, les fresques qu'il peint dans le transept de l'église supérieure de la basilique Saint-François, à Assise , ne doivent rien au langage figuratif romain, tel qu'il se développe à peu près au même moment dans l'oratoire. 

Il naquit dans la ville de Florence, l'an 1240, de la noble famille des Cimabui Giovannni, surnommé Cimabue. En grandissant, Cimabue fut juger par son père et par d'autres avoir un esprit vif et subtil, il fut envoyé étudier les lettres à Santa Maria Novella auprès d'un maître .

Au milieu du déluge de calamités qui ruina et noya la malheureuse  Italie , non seulement avait disparu tout ce qui ruina la  malheureuse Italie, non seulement avait disparu . Giovanni, surnommé Cimabue, qui devait rendre son lustre à l'art de la peinture. Au milieu du déluge de calamités qui ruina et noya la malheureuse Italie, non seulement avait disparu tout ce qui pouvait porter le nom d'édifice , mais encore, ce qui est plus grave, la race des artistes était complètement éteinte,quand naquit comme par la grâce de Dieu dans la ville de Florence.

La Vierge tenant l'Enfant Jésus et entourée d'une quantité d'anges en adoration. Pour ouvrage, Cimabue fut comblé d'éloges  et largement récompensé par les Pisans

Girogio Vasari

Cimabue domine le courant qui, à la fin du XIIIe siècle en Toscane, cherche à renouveler le langage pictural, à se détacher des canons rigides du style byzantin. Il fait preuve d’une sensibilité soucieuse d'une approche plus fidèle de la réalité.La Vierge est imposante par son hiératisme, et le geste de bénédiction du jeune Jésus peu enfantin. Pourtant, c’est avec une douceur et une souplesse nouvelles que Cimabue modèle les visages, désormais empreints d'humanité véritable. Les drapés, non plus simplement dessinés, semblent se creuser, suivre les mouvements du corps (comme par exemple les manteaux des deux anges du premier plan, dont on voit poindre le genou), sans doute sous l’influence de certains sculpteurs, comme Nicola Pisano.

 

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