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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 13:09

L'art de Michel-Ange, la hauteur de ses conceptions et l'originalité de ses œuvres apparaissent bien souvent sans commune mesure avec les données quotidiennes d'une vie retirée, frugale, plutôt sédentaire, timorée (n'a-t-il pas fui les armées étrangères ou les menaces qu'il croyait peser sur sa vie à six reprises ?), toute consacrée au travail solitaire et acharné, peuplée de rares amitiés et de conversations.

Bacchus
 

 

Michelangelo Buonarroti est né en territoire florentin, à Caprese, au nord d'Arezzo, d'une famille de notables (son père fut podestat de Caprese et de Chiusi) où on le destinait à devenir, comme ses frères, un « fonctionnaire », c'est-à-dire un intellectuel. Encouragé à dessiner par son ami le peintre Francesco Granacci, il fut mis en apprentissage. 

Esclave s'éveillant

 

Encouragé à dessiner par son ami le peintre Francesco Granacci, il fut mis en apprentissage par son père, le 1er avril 1488, chez les frères Domenico et Davide Ghirlandaio qui dirigeaient l'atelier de peinture le plus actif et le plus renommé de Florence à cette date. Bien que Vasari en ait retrouvé le contrat, cet apprentissage fut dénié plus tard par Michel-Ange parce qu'il nuisait à l'image qu'il voulait donner de lui-même : celle d'un artiste libéral et dilettante, qui ne tient pas « boutique », plus ou moins autodidacte ou, mieux, formé par imprégnation dans le milieu des artistes et des lettrés entourant Laurent le Magnifique. 

La Victoire
 

Cet apprentissage fut vraisemblablement de courte durée. De même les critiques ont-ils émis l'hypothèse que Michel-Ange avait dû recevoir une semblable formation, rapide et informelle, également passée sous silence, dans le domaine de la sculpture, chez Benedetto da Maiano, dont il est, à ses débuts, proche stylistiquement par l'ampleur de ses volumes, et dans celui de l'architecture, sans doute vers 1505-1506, chez Giuliano da Sangallo (qui l'a vraisemblablement proposé à Jules II pour son projet de tombeau). 

Moïse

Michel-Ange, qui fut plus tard le rival d'Antonio da Sangallo le Jeune, neveu de Giuliano, n'était évidemment pas enclin à reconnaître ce qu'il pouvait devoir à Giuliano, dont il s'inspira 

Léda et le cygne
 

Tout ce que Michel-Ange savait, et toute la grâce qu'il pouvait mettre dans ses oeuvres,il les tenait de son naturel exercé par l'étude et la pratique de son art.

L’an 1474 naquit sous une heureuse étoile dans le Casentin, un fils. Ce fils naquit le 6 mars qui était un dimanche Il appelé Michel-Ange. Un jour Michel-Ange tira d’un bloc de marbre que lui donna Laurent le Magnifique, une bataille d’Hercule avec des Centaures, qui fut si belle que, pour celui qui la considère elle paraît être sortie non de la main d’un jeune homme mais  d’un maître consommé dans les dans les études et la pratique de l’art.

Giorgio Vasari

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