Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 10:50

Par sa situation au carrefour de la science, de la culture humaniste et de la pratique artistique, la perspective, comme tout autre thème interdisciplinaire, échappe à un traitement conceptuel univoque. Dans son acception technique, le terme moderne de perspective désigne un système particulier de projection sur un plan bidimensionnel des objets à trois dimensions et de leurs divers rapports spatiaux, de telle sorte que la vision de l’image  représentée corresponde à la vision des objets dans l'espace. Mais une telle définition privilégie l'aspect géométrique et mathématique de la perspective, elle renvoie à la géométrie  descriptive, dont la perspective ne constitue qu'un « cas », caractérisé par une méthode projective particulière (projection centrale). Bien qu'il demeure encore assez problématique, il est tout autant important d'approfondir le mécanisme perceptif qui préside à l'illusion tridimensionnelle produite par l'image perspective : un tel phénomène fait entrer en ligne de compte aussi bien les données de l'optique physiologique et neurologique que les facteurs psychologiques de la vision.

 

 

Plafond réalisé en trompe l'oeil
Perricci Ignazio (1834-1907)

On pourrait dire que le trompe-l'œil est une représentation destinée à donner l'illusion de la réalité, si cette définition n'était également applicable à presque toutes les œuvres d'art de conception réaliste. Le trompe-l'œil naît quand la volonté de « tromper » l'emporte sur l'intention esthétique et incite l'artiste à utiliser tous les artifices techniques possibles, le premier étant l'intervention de la troisième dimension, d'une perspective qui fait « sortir » un ou plusieurs objets de la surface du panneau, de la toile, de la paroi lorsqu'il s'agit d'un décor mural commence, dans la légende, avec la grappe de raisin peinte par Zeuxis  de façon tellement véridique que les oiseaux.

Villa Farnésine (Rome) : Salle des Perspectives : détail de la peinture de la paroi est
Peruzzi Baldassare (1481-1537) 

 

Villa Farnésine (Rome) : Salle des Perspectives : détail de la peinture de la paroi est
Peruzzi Baldassare (1481-1537)

Le trompe-l'œil naît quand la volonté de « tromper » l'emporte sur l'intention esthétique et incite l'artiste à utiliser tous les artifices techniques possibles, le premier étant l'intervention de la troisième dimension, d'une perspective qui fait « sortir » un ou plusieurs objets de la surface du panneau, de la toile, de la paroi lorsqu'il s'agit d'un décor mural.commence, dans la légende, avec la grappe de raisin peinte par Zeuxis  de façon tellement véridique que les oiseaux 

Dans son acception technique, le terme moderne de perspective désigne un système particulier de projection sur un plan bidimensionnel des objets à trois dimensions et de leurs divers rapports spatiaux, de telle sorte que la vision de l'mage  représentée corresponde à la vision des objets dans l'espace. Mais une telle définition privilégie l'aspect géométrique et mathématique de la perspective, elle renvoie à la géométrie  descriptive, dont la perspective ne constitue qu'un « cas », caractérisé par une méthode projective particulière (projection centrale). 

 Maison des Vettii : La Chambre d'Ixion : décor d'architecture en trompe l'oeil

Vue intérieure : appartement de la Reine : escalier de la Reine

L'histoire du trompe-l'œil commence, dans la légende, avec la grappe de raisin peinte par  Zeuxis  de façon tellement véridique que les oiseaux venaient la picorer ; dans les musées, elle commence avec les fresques de Pompéi figurant des loggias ouvertes sur des jardins, des portes entrebâillées où se profilent de fines silhouettes, et surtout des éléments d'architecture (colonnes, corniches, frontons) représentés en saillie dans la salle et « sortant » du mur.  

 

En mosaïque l'exemple le plus surprenant de l'illusion calculée est le pavement sur lequel sont « tombés » les reliefs du repas, pelures de fruits, miettes, débris de toutes sortes. La peinture médiévale, essentiellement religieuse et édifiante, ne se préoccupe pas de ces jeux, qui réapparaissent à la Renaissance dans la peinture profane

Nature morte en trompe l'oeil : le vin - allégorie du goût
German y Llorente Bernardo (1680/1681-1759)

Une journée à la campagne Titre attribué : Nature morte
Roy Pierre (1880-1950)

Partager cet article

Repost0

commentaires