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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 14:03

Les témoignages artistiques occupent une place de premier plan dans l'héritage laissé par Byzance. Pourtant, la documentation conservée est très lacunaire et elle n'est pas représentative de l'ensemble de la création artistique. Les monuments de Constantinople ont beaucoup souffert des destructions, plus que ceux des provinces et de la périphérie du monde byzantin.

Evangile byzantin : page avec saint Jean l'Evangéliste

En outre, l'architecture profane reste très mai connue, alors que les édifices religieux sont conservés en grand nombre. Enfin, les œuvres d'arts somptuaires (ivoires, émaux , orfèvrerie, manuscrits, etc., souvent transportés en Occident à l'époque des croisades) offrent un champ d'investigation beaucoup plus vaste que les réalisations monumentales. Le matériel conservé ne représente donc qu'une faible partie de la production artistique de Byzance. L'étude de celle-ci souffre, en outre, du petit nombre d'œuvres datées avec certitude et localisées avec précision.

Plaque centrale d'un triptyque: Le Pantocrator

Si le rôle de Constantinople fut, sans nul doute, primordial dans l'élaboration de l'art byzantin et dans sa diffusion, il faut se garder d'attribuer à la capitale toutes les œuvres de bonne qualité. Là, comme ailleurs, plusieurs niveaux de production artistique coexistèrent, en fonction du milieu social des commanditaires.

 

 

Feuillet en cinq parties dit Ivoire Barberini : Empereur triomphant

C'est au IVe siècle, avec la Paix de l'Eglise et le transfert de la capitale de l'Empire romain sur les rives du Bosphore, que commence l'histoire de l'art byzantin, art qui doit certaines de ses caractéristiques les plus essentielles aux structures politiques et religieuses de cet empire autocratique et chrétien. Tout au long de l'histoire de Byzance, art impérial et art religieux resteront étroitement liés, conséquence de la conception théologique du pouvoir : l'empereur tient son autorité de Dieu, qu'il représente sur terre, et la majesté terrestre n'est que le reflet de la majesté céleste. Ainsi l'art chrétien, qui n'était au IIIe siècle qu'une branche modeste de l'art du Bas-Empire romain, acquiert-il, au IVe siècle, un caractère public, officiel : il bénéficie alors de l'appui et de la richesse des empereurs et des classes.

 

Chapiteau : saints militaires en buste 

Les thèmes principaux de l'art byzantin sont essentiellement le religieux et l'impérial : ils sont souvent associés, comme dans les portraits des empereurs byzantins qui décorent l'intérieur de l'église Sainte-Sophie.

Triptyque de La Nativité

Ces thèmes dominants sont le résultat, en partie, de la piété et de la nature autocratique de la société byzantine et, en partie, du fait de sa structure économique : les richesses de l'Empire étant concentrées entre les mains de l'Église et de l'Empereur, ils avaient donc les moyens de mettre à exécution des commandes artistiques monumentales.

 

Les thèmes principaux de l'art byzantin sont essentiellement le religieux et l'impérial : ils sont souvent associés, comme dans les portraits des empereurs byzantins qui décorent l'intérieur de l'église Sainte-Sophie

Saint Jérôme ôtant l'épine de la patte du lion

Vierge de tendresse (Eléousa)

Triptyque
Anonyme grec

Triptyque d'Harbaville : Déisis et saints

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