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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 07:53

En ce temps-là j'étais en mon adolescence 

J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance

J'étais à 16000 lieues de ma naissance

J'étais à Moscou, dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares 

Et je n'avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours car mon adolescence était alors si ardente et si folle

Que mon coeur, tour à tour brûlait comme le temple d'Ephèse ou comme la Place Rouge de Moscou.......

 

 

A la veille de la Grande Guerre, il se passait à Paris beaucoup plus de choses qu'on ne le savait, hors de France.Loin de de ce petit univers parisien dont les postes de commandement étaient déjà aux mains de Picasso et de Braque, d'Apollinaire et de Max Jacob...

 

1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse. Issu d’une famille bourgeoise qui déménage constamment, le jeune garçon est envoyé en pension en Allemagne, puis dans une école de commerce à Neuchâtel. Mauvais élève, il est envoyé quelques années plus tard en apprentissage chez un horloger à Saint-Pétersbourg. C’est dans l’une des bibliothèques de la ville que Blaise Cendrars découvre la littérature et l’écriture.

 

En 1907, il part pour Berne où il suit un cursus en médecine à l’université. N’y trouvant pas les réponses à ses interrogations sur l’homme, il arrête ses études et commence à écrire des poèmes, qu’il publiera sous l’intitulé Séquences en 1913.

Quatre ans plus tard, après un court passage à Paris, il retourne à la capitale russe et rédige son premier roman, Moganni Nameh, qui est publié sous forme de feuilleton en 1922. À la fin de cette année, il embarque pour les Etats-Unis

Fenêtres simultanées sur la ville

Portrait de Cendrars 

Couchers de Soleil 

Tout le monde parle des couchers de soleil .

Tous des voyageurs sont d'accord pour parler des couchers de soleil dans les parages

Il y a plein de  bouquin où l'on ne décrit que les couchers de soleil 

Oui c'est vrai c'est splendide 

Mais je préfère  de beaucoup les levers de soleil

L'aube

Je n'en rate pas une

Je suis toujours sur le pont à Poils

 

 

 

Construction

De la couleur, de la couleur et des couleurs…
Voici Léger qui grandit comme le soleil de l’époque tertiaire
Et qui durcit
Et qui fixe
La nature morte
La croûte terrestre
Le liquide
Le brumeux
Tout ce qui se ternit
La géométrie nuageuse
Le fil à plomb qui se résorbe
Ossification.
Locomotion.
Tout grouille
L’esprit s’anime soudain et s’habille comme les animaux et les plantes
Prodigieusement
Et voici
La peinture devient cette chose énorme qui bouge
La roue
La vie
La machine
L’âme humaine
Une culasse de 75
Mon portrait

 

 

 

Hommage à Guillaume Apollinaire

 

…Les temps passent
Les années s’écoulent comme des nuages
Les soldats sont rentrés chez eux
A la maison
Dans leurs pays
Et voilà que se lève une nouvelle génération
Le rêve des Mamelles se réalise !
Des petits Français, moitié anglais, moitié nègre, moitié russe,
Un peu belge, italien, annamite, tchèque
L’un à l’accent canadien, l’autre les yeux hindous
Dents face os jointure galbe démarche sourire
Ils ont tous quelque chose d’étranger et sont pourtant bien de chez nous
Au milieu d’eux, Apollinaire, comme cette statue du Nil, le père des eaux,
Étendu avec des gosses qui lui coulent de partout
Entre les pieds, sous les aisselles, dans la barbe
Ils ressemblent à leur père et se départent de lui
Et ils parlent tous la langue d’Apollinaire

Seigneur, l’aube a glissé froide comme un suaire
Et a mis tout à nu les gratte-ciel dans les airs.

Déjà un bruit immense retentit sur la ville.
Déjà les trains bondissent, grondent et défilent.

Les métropolitains roulent et tonnent sous terre.
Les ponts sont secoués par les chemins de fer.

La cité tremble. Des cris, du feu et des fumées,
Des sirènes à vapeur rauquent comme des huées.

Une foule enfiévrée par les sueurs de l’or
Se bouscule et s’engouffre dans de longs corridors.

 

 

Je ne trempe pas ma plume dans un encrier mais dans la vie.

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Published by La dilettantelle
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