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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 16:02

Parmi les peintres du groupe fauve, un certain nombre d'artistes font figure d'isolés. Le plus intéressant d'entre eux est le Hollandais Van Dongen, par l'ampleur de son œuvre et par sa personnalité.

Portrait de Billy
Van Dongen Kees (1877-1968)

Né près de Rotterdam, Van Dongen arrive à Paris en 1897. Sans ressources, il va exercer divers métiers avant de s'installer à Montmartre au Bateau - Lavoir. Le marchand Vollard lui organise en 1904 une exposition personnelle et, l'année suivante, il expose au Salon d'automne avec les fauves.

Portrait de madame Claudine Voirol
Van Dongen Kees (1877-1968)

Deux femmes
Van Dongen Kees (1877-1968)

Van Dongen avait appris à remplacer le trait dessiné par le trait coloré, selon la technique de Toulouse-Lautrec, et Van Gogh lui avait suggéré la valeur émotionnelle de la couleur. 

 

Fauve avant la lettre, le peintre néerlandais avait exécuté en 1902 un remarquable Portrait de la Goulue qui précède de quelques années les œuvres de Vlaminck et de Derain, où la couleur pure remplace la structure dessinée.Au Salon de 1905, il expose deux toiles très marquées par une volonté chromatique et, dès ce moment, le peintre s'exprime dans un langage libéré de toute contrainte (Autoportrait, 1905, coll. Van Dongen, Monaco ; Le Clown, 1905, coll. part., Paris ;Boxing Exhibition, 1905). Parmi les fauves, le peintre apparaît comme un des meilleurs coloristes, à la fois vigoureux et raffiné. 

La Course
Van Dongen Kees (1877-1968)

À partir de 1912, Van Dongen évolue et renonce aux grands aplats de couleur pure pour revenir à des mélanges de tons qui lui permettent d'obtenir des effets plus précieux mais qui demeurent vigoureux. Portraitiste mondain très sollicité, il va créer un type de femme aux yeux fortement soulignés

La vasque fleurie
Van Dongen Kees (1877-1968)

 

Femme à la balustrade

Il  allie les vermillons aux verts acides dans une recherche savante de rapports nouveaux. Après quelques essais de paysages, dont les plus réussis sont les marines, Van Dongen devient le portraitiste du Tout-Paris.

Deauville
Van Dongen Kees (1877-1968)

On garde de lui le souvenir du peintre mondain amoureux des bals costumés, qui  faisait la pluie et le beau temps à Deauville comme à Cannes. Il dit à Vlaminck :  «Tu sais, je ne suis pas tel que l’on me croit. Je ne suis pas victime du snobisme, ça m’amuse c’est tout»

 

Louis Chaumeil écrit : « Van Dongen en chandail promène  un oeil égyptien , amusé et blasé sur les jeux, les oiseaux, l’amour.» «Il a 81 ans il dit «Il faut que je travaille beaucoup pour rattraper le temps perdu à jouer avec la vie».

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