Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 13:29

 

La mort, la puissances occultes, le destin, la volonté de puissance, la vengeance imprègnent ce film.Depuis son immense bureau Joh Frederdrsen , le maitre de Métropols contrôle chaque mouvement . Les riches sont au sommet de la cité, les pauvres sont exploités sous terre mais bientôt le peuple exploité devient une foule sauvage .

 

Joh Fredersen règne en despote sur Metropolis, la cité de l'avenir. La ville est divisée en deux : en haut, la ville des maîtres, comme une pyramide gigantesque ; dans les profondeurs, la ville des travailleurs, esclaves aux maisons uniformes. Un jour, aux portes du jardin éternel où Freder, le fils de Fredersen, coule des jours heureux en compagnie de ses riches amis, apparaît Maria, entourée d'une troupe d'enfants misérables. Elle leur désigne leurs « frères », ces jeunes oisifs. On la chasse. En tentant de la rejoindre, Freder découvre la ville du bas et son asservissement. Bouleversé, il court chez son père et implore sa pitié, mais sans succès. Il décide alors d'épouser la cause des travailleurs, auxquels Maria dispense des paroles consolatrices de foi et d'amour, la nuit, dans les catacombes. 

 

Une nuit de 1925 le producteur Erich Pommer et Fritz Lang  découvrent les gratte-ciel de Manhattan. Le film qui naîtra de cette vision conclura un triptyque commencé avec Mabuse, le joueur, « tableau d'une époque », et poursuivi avec la légende ancienne des Nibelungen. Ce ne sont pas seulement les moyens mis à la disposition du réalisateur qui font de Metropolis, « drame de l'avenir », un des premiers chefs-d'œuvre de la  science fictio au cinéma : décors gigantesques, maquettes d'une extrême rigueur, androïde à l'image exacte de l'héroïne incarnée par Brigitte  Helm .

 

On peut encore critiquer la conclusion, attribuée à Thea von Harbou, alors collaboratrice et épouse de Lang, et qui passera bientôt dans le camp nazi : le cœur comme médiateur entre patrons et ouvriers. Reste la vision hallucinée d'un futur – notre présent – où une ville est identifiée à un dieu-machine et dévorant, Moloch, et où l'espèce humaine apparaît en proie à une lutte entre le monde supérieur (une classe dirigeante et oisive) et le monde inférieur : une masse d'exploités en danger de mort permanent qui tente, en vain, de se révolter... Metropolis n'est-il pas, plus que jamais, une « tragédie de notre temps » ?

 

  1. Scénario : Thea von Harbou
  2. Photographie : Karl Freund, Gunther Rittau
  3. Décor : Otto Hunte, Karl Vollbecht, Erich Kettelhut
  4. Musique : K. Eifers, Gottfried Huppertz (version 1984 : Giorgio Moroder)
  1. Production : U.F.A.
  1. Pays : Allemagne
  1. Date de sortie : 1927
  1. Durée : 4 189 m (version d'origine), 3 170 m (version actuelle) [environ 1 h 57]

 

Partager cet article

Repost 0
Published by La dilettantelle
commenter cet article

commentaires