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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 09:46

Frédéric Sauser prend le nom de Blaise Cendrars 

C’est un poète, il est né en 1887 en suisse. Il est le cadet de trois enfants. Son père l’entraînera en Egypte, à Naples, à Naples, puis à Bâle

En  septembre 1904 son père l’envoie en apprentissage en Russie  

 

La littérature fait partie de la vie. Ce n’est pas quelque chose «à part»Je n’écris pas par métier.

Orion

C’est mon étoile

Elle a la forme d’une main

C’est ma main montée au ciel

Durant toute la guerre, je voyais Orion par un créneau

Quand les Zeppelins venaient bombarder Paris

Ils venaient toujours d’Orion

 

Coucher de soleil

Nous sommes en vue des ôtes

Le coucher de soleil a été extraordinaire

Dans le flamboiement du soir

D’énormes nuages perpendiculaires et d’une hauteur folle

Chimères griffons et d’une victoire ailée

sont restés toute la nuit au-dessus de l’horizon

Au petit jour le troupeau se trouvait réuni jaune et rose au-dessus de Bahia en damier

 

L’oiseau bleu

Mon oiseau bleu a le ventre tout bleu

Sa tête est d’un vert mordoré

IL a une tache noire sous la gorge

Ses ailes sont bleues avec des touffes de petites plumes jaune doré

Au bout de la queue il a des traces de vermillons

Son dos est zébré de de noir et de vert

Il a le bec noir et de vert

ll adore faire trempette

On le nomme le Septicolore 

 

VII nous ne voulons pas être tristes

C’est trop facile

C’est trop bête

C’est trop commode

On en trop souvent l’occasion

C’est pas malin

Tout le monde est triste

Nous voulons plus être tristes

 

Epitaphe

Là-bas gît

Blaise Cendrars

Par latitude zéro

Deux ou trois dixièmes sud

Une, deux, trois douzaines de degrés

Longitude ouest

Dans le ventre d’un cachalot

Dans un grand cuveau indigo

 

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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