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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 14:53

Le tableau provient de l'église d'Aigueperse en Auvergne où il serait parvenu à l'occasion du mariage en 1481 de Chiara Gonzaga, fille de Federico, marquis de Mantoue, avec Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier. 

Mantegna est peintre, graveur et dessinateur italien Isola di Carturo, Padoue, 1431-Mantoue 1506.

L’iconographie traditionnelle est ici renouvelée par l’introduction de nombreuses références à l’Antiquité. 

 

L’œuvre est révélatrice du goût perfectionniste du détail chez Mantegna.

 

 

Cette application donne à ses tableaux un aspect admirablement fini, mais implique un travail lent.

Elle révèle peut être l’influence de la peinture flamande dont Mantegna a pu voir des exemples dans sa jeunesse à Ferrare.

Mantegna privilégie une technique raffinée, la tempera sur toile dont les effets sont la matité qui rappelle celle des fresques et met en valeur son dessin incisif et l’opacité qui accentue le dessin des formes et la sévérité du chromatisme. 

L’œuvre reflète la fascination de Mantegna pour l'Antiquité et illustre son habileté dans les effets de perspective : le corps du saint martyr, vu en contre-plongée, s’impose au spectateur par sa monumentalité.

 

On ignore les circonstances de la commande et la destination initiale de l’imposant Saint Sébastien, acquis en 1910 par le Louvre. Il est probablement arrivé à Aigueperse en Auvergne au début des années 1480 à l’occasion du mariage en 1481 de Gilbert de Bourbon-Montpensier (gouv. 1486 -1496) avec Chiara Gonzaga, la fille du marquis Federico, peut-être au titre de la dot exorbitante versée par son père. Rien ne prouve qu’il ait été peint pour cet événement précis. Au XVIIe siècle, le tableau est décrit avec force éloges dans la Sainte-Chapelle mais le nom de son auteur est déjà tombé dans l’oubli.

 

L'accumulation de vestiges romains, frises sculptées, colonnes et pilastres surmontés de chapiteaux, reflète la fascination de Mantegna pour l'Antiquité ; dans cet univers minéral, quelques plantes, les pousses de figuier surtout, symbolisent la pérennité de la vie.

La silhouette monumentale du saint martyr surgit derrière un encadrement de porphyre en trompe-l'oeil, comme les figures des deux archers,tronquées par la moulure inférieure.

Ce type de présentation reflète le goût de l'artiste pour les effets illusionnistes.

Ce type de présentation reflète le goût de l'artiste pour les effets illusionnistes.

Alors que se diffuse en Italie l’usage de la peinture à l’huile, Mantegna privilégie une technique raffinée, la tempera sur toile dont les effets sont la matité qui rappelle celle des fresques et met en valeur son dessin incisif et l’opacité qui accentue le dessin des formes et la sévérité du chromatisme. 

 

Le tableau provient de l'église d'Aigueperse en Auvergne où il serait parvenu à l'occasion du mariage en 1481 de Chiara Gonzaga, fille de Federico, marquis de Mantoue, avec Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier. L'accumulation de vestiges romains, frises sculptées, colonnes et pilastres surmontés de chapiteaux, reflète la fascination de Mantegna pour l'Antiquité ; dans cet univers minéral, quelques plantes, les pousses de figuier surtout, symbolisent la pérennité de la vie.

La silhouette monumentale du saint martyr surgit derrière un encadrement de porphyre en trompe-l'oeil, comme les figures des deux archers,tronquées par la moulure inférieure. Ce type de présentation reflète le goût de l'artiste pour les effets illusionnistes.

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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