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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 13:37

Visage

«On a dit de Picasso que son oeuvre témoignaient d'un désenchantement précoce.

Je pense le contraire. Tout l'enchante et son talent incontestable me paraît au service d'une fantaisie qui mêle justement le délicieux et l'horrible, l'abjecte et le délicat. Son naturalisme amoureux de précision se double de ce mysticisme qui en Espagne gît au fond des âmes les moins religieuses.

On dira plus tard l'influence qu'ont eus les oeuvres d'un Picasso dans le développement, d'un art aussi neuf.»

Guillaume Apollinaire - Chroniques d'art

Manuscrit autographe d'Eluard,enluminé à l'aquarelle par Picasso

«Cela commence par un jeune homme appelé Pablo dont le front paraît à l'aurore de ce monde où j'ouvris les yeux...»

Nature morte au compotier et à la cafetière

«Changer la peinture enfin comme personne Personne ou peut-être Cimabuë... Cela commence avec un jeune homme appelé Pablo don le front paraît à l’aurore.. Un jeune homme Picasso Changer la peinture ah qu’il La changera vers mil neuf cent Combien dix onze et du coup Changea l’enfant que je fus Qui devint de qu’il devint...»

Composition, IIIe état

«Soudain vers le milieu de cette vie à nous Il y eut je me trouble à la dire il y eut Quelque chose de comparable à cette heure où Delacroix peignit les massacres de Chio Imaginez le jour qu’on vit pour la première fois au monde La toile de Guernica Dont jusqu'à cet instant frémit l’air des peintures...»

Carte "Bonne fête" de Picasso à Apollinaire

«Alors alors La lèvre hésite à nommer le vertige

Une fois de plus vers nous souffle le vent d’Espagne Une fois de plus Velasquez accourt à l’appel de Manet Une fois de plus Goya y Lucientes et sa lumière noire Il y a pas de couleurs dans la nature disait-il Une fois de plus le canto jondo nous arrive par-dessus les monts Où le corps du chanteur du bas en haut se déchire Un jeune homme éternellement appelé Picasso qui commença d’être...»

«Je vous le dit à l’heure de sa gloire

Rien ne peut Picasso l’étouffer sous les fleurs On entendra longtemps on entendra toujours La haute voix de son silence et le grand vent qu’il fait régner` Dans les toits décoiffés du mensonge

Ô peintre ô père du plus tard ô dépasseur de toute limite  toi salut qui es sur la terre et non dans les cieux imagés  toi salut Pablo par qui nous sommes Les marches d’hier vers toujours

 toi Pablo qu’ici je nomme à jamais Jeune homme...»

Guernica

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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