Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 09:06
Rythme, joie de vivre
Rythme, joie de vivre

Selon Apollinaire, L’Orphisme désigne un «art pur»

Cet art inspira aussi Blaise Cendrars

Rythme n° 1 Delaunay Robert
Rythme n° 1 Delaunay Robert

Peintre français, il est né à Paris en 1885. Il connait Picasso, Braque, Gleizes, Léger et Le Fauconnier.

Son travail a été très admiré par Apollinaire, qui lui a donné le nom orphisme, et en Allemagne par Klee, Macke et Marc.

Autoportrait

Autoportrait

Tour Eiffel
Tour Eiffel

Blaise Cendrars

A madame Sonia Delaunay

Dans les années 1910,1911 nous étions peut-être seuls à Paris, Robert Delaunay et moi, à parler de machines et d’art et à avoir vaguement conscience de la grade transformation du monde moderne.

Aucune formule d’art, connue jusqu'à ce jour ne pouvait avoir la prétention de résoudre plastiquement le cas de la Tour Eiffel.

La tour se dressait au-dessus de Paris, fine comme une épingle à chapeau. Quand nous nous éloignions d’elle, elle dominait Paris roide et perpendiculaire : quand nous nous approchions elle s’inclinait et se penchait au-dessus de nous. Vue de la première plateforme, elle se tirebouchonnait et vue du sommet, elle s'affaissait sur elle-même , les jambes écartées, le cou rentré.

Delaunay voulait également rendre Paris tout autour d’elle, la situer. Nous avons essayé tous les points de vues, nous l’avons regardée sous tous les angles, sous toutes les faces, et son profil le plus aigu est celui celui que l’on découvre du hait de la passerelle de Passy.

Et ses milliers de tonnes de fer, ces trente-cinq millions de boutons, ces trois cens mètres de hauteur de poutres et de poutrelles enchevêtrées, ces quatre arcs de cent mètres d’envergures, toute cette masse vertigineuse, faisait la coquette avec nous.

Tour Eiffel
Tour Eiffel

Autant de points de vues pour traiter le cas de la Tour Eiffel. Delaunay voulait l'interpréter plastiquement.

Enfin il y réussit...Il désarticula la Tour pour la faire entrer dans son cadre, il l’a tronqua et l’inclina pour lui donner ses trois cents mètres de vertige, il adopta dix poins de vues, quinze perspectives, telle partie est vue d’en bas, telle autre d’en haut, les maisons qui l’entourent sont prises de droite et de gauche, à vol d’oiseau, terre à terre...

Blaise Cendrars

La grande ville
La grande ville

Il peint ces toiles de cinq six mètres

La ville de Paris les trois Grâces sur Paris, ou il tâche de mettre d’accord l’académisme et toutes les nouveautés de peintre qu’il vient de découvrir : la seine, avec le sommet de Notre-Dame, la banlieue parisienne et Alforville. Il trouve enfin un sujet qui lui permet d’appliquer toutes ses découvertes et touts les procédés : La Grande Ville

Blaise Cendrars

Partager cet article

Repost 0
Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
commenter cet article

commentaires