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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 13:03
Musée Jacquemart-André - Salle Venitienne-Trois oeuvres

Ecce homo - Andréa Mantegna - vers 1506

Cette peinture d’Andrea Mantegna s’intitule Ecce homo c’est-à-dire « Voici l’homme ». Pilate, préfet de la province romaine de Judée, a prononcé ces mots en présentant le Christ couronné d’épines au peuple juif. Il est figuré en buste, nu, couvert de traces de flagellation, les poignets liés, une corde enroulée autour du cou et nouée devant.
Il est encadré par des personnages à mines patibulaires. Les deux du premier plan, les doigts crispés sur ses épaules, cachent presque entièrement les deux autres.
Leurs têtes horribles, grimaçantes, au nez crochu et à la bouche édentée contrastent avec la tête du Christ à la douleur contenue et acceptée. Aucun élément faisant appel à la piété n’est figuré Le Christ est représenté nu, ce qui est très rare dans une scène d’« Ecce homo ». La couleur, posée en léger frottis, s’apparente presque à la grisaille, accentuant le côté sculptural des personnages.

Musée Jacquemart-André - Salle Venitienne-Trois oeuvres

Saint Georges terrassant le dragon Paolo Uccello - Florence, 1475

Peinture sur bois de Paolo Uccello représente Saint Georges transperçant de sa lance le dragon qui s’apprêtait à dévorer la fille du roi. L’histoire raconte que le monstre se tenait à l’écart de la ville à condition d’être nourri régulièrement. Cependant, après les brebis et les jeunes gens, vint le tour de la princesse. Ce thème, d’origine orientale, a été repris par les chrétiens pour symboliser la délivrance de l’église opprimée par le paganisme. Ce combat étant un moment important de la légende de saint Georges, il est fréquemment représenté en peinture comme en sculpture.

Musée Jacquemart-André - Salle Venitienne-Trois oeuvres

L'Ambassade d'Hippolyte, reine des Amazones à Thésé, Duc d'Athènes Vittore Carpaccio - Vers 1495

Il s’agit de l’Ambassade qu’Hippolyte, la reine des Amazones, envoie à Thésée, roi d’Athènes. Cette ambassade doit conclure un traité d’alliance. Dans un paysage rocheux et boisé, sept jeunes femmes aux coiffures en panache s’avancent à cheval vers la tribune où siège Thésée. Ce dernier est représenté comme un vieillard barbu et est entouré de trois assistants.

A gauche, un scribe vu de profil enregistre le discours prononcé par la jeune guerrière portant la bannière. La scène est empruntée à l’écrivain Boccace qui avait, dans sa légende de Thésée, repris ce sujet mythologique. Carpaccio transforme un épisode mythologique en une scène courtoise où l’on reconnaît des détails empruntés à la Venise du XVe siècle.

Musée Jacquemart-André - Salle Venitienne-Trois oeuvres

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Published by La dilettantelle - dans J'ai vu - lu - entendu
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