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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 12:17

Francis Bacon

Selfportrait
Bacon Francis (1909-1992)

La plus grande rétrospective consacrée à Francis Bacon – depuis celles de Lugano et de la biennale de Venise, toutes deux présentées en 1993, un an après la mort du peintre (1909-1992) – rassemblait en 1996 au Musée national d'art moderne quatre-vingt-huit œuvres datées de 1933 à 1990. Elle eut le même effet de révélation pour le public que la rétrospective organisée au Grand Palais, à Paris, en 1971

Le Pape qui hurle
Bacon Francis (1909-1992)

Ceux qui connaissaient la peinture de Bacon renouvelaient leur admiration pour sa puissance formelle et sa richesse de significations ; ceux qui la découvrirent alors furent atteints de plein fouet, contents néanmoins de s'être frottés quelques instants à la folie et à la monstruosité que représente à leurs yeux cette peinture. Le mélange de délectation et de rejet fut tel que l'on pourrait presque transposer la formule de Baudelaire à propos de la photographie, en l'appliquant à l'œuvre de l'artiste anglais : « La société se rua, comme un seul Narcisse, pour contempler sa triviale image sur la toile. »

Trois études de figures au pied d'une Crucifixion.
Bacon Francis (1909-1992)

Que l'oeuvre de Bacon puisse encore choquer les visiteurs est certes le signe d'une pertinence toujours vivace du propos dans une société où la figure et le corps humain sont partout mis à mal, mais cela occulte du même coup l'acte pictural lui-même , en ne faisant voir que le personnage représenté au détriment  de la peinture elle-même. La portée d'une oeuvre ne se mesure certes pas à l'aune de sa plus ou moins grande capacité à choquer le spectateur.

Pourtant malgré les efforts de la presse les efforts  de la presse pour expliquer les enjeux esthétiques de l'artiste, le public vint à l'exposition avec le ptréjugé  habituel , faisant de Bacon un être malsain

 Etude pour un portrait
Bacon Francis (1909-1992)

 

Trois études pour une crucifixion.
 

Effrayante, mais non monstrueuse  c’est l’expérience qui la rend telle, une expérience  d’une incroyable violence. Un face à face entre l’homme et les réalités.

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Published by La dilettantelle
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